Iran : exécution d'un étudiant accusé d'espionnage pour les États-Unis et Israël
Iran exécute un étudiant pour espionnage

La justice iranienne a annoncé lundi l'exécution d'un étudiant soupçonné d'espionnage. Erfan Shakourzadeh a été pendu pour avoir collaboré avec les services de renseignements des États-Unis et le Mossad, selon Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire.

Un étudiant de l'Université des sciences et technologies de Téhéran

D'après les ONG Hengaw et Iran Human Rights (IHR), basées en Norvège, Shakourzadeh était étudiant en master d'ingénierie aérospatiale à la prestigieuse Université des sciences et technologies de Téhéran. Avant son exécution, il a rédigé un message rejetant les accusations, cité par ces organisations : « Ne laissez pas une autre vie innocente disparaître dans le silence et sans attention publique. »

Des tortures et des aveux forcés

Selon Hengaw, l'étudiant a été soumis à neuf mois de sévères tortures physiques et psychologiques à l'isolement afin d'extorquer des aveux forcés. Mizan affirme qu'il était accusé d'avoir sciemment transmis des informations classifiées à la CIA et au Mossad alors qu'il travaillait au sein d'une organisation scientifique active dans le domaine spatial. Ses aveux doivent être diffusés lundi soir à la télévision d'État.

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Contexte de tensions régionales

La République islamique fait l'objet d'accusations occidentales concernant l'utilisation de son programme spatial pour développer des capacités de missiles balistiques. Les arrestations et exécutions se multiplient en Iran depuis l'attaque américano-israélienne du 28 février, qui a déclenché une guerre régionale.

Une trentaine d'exécutions depuis le début de la guerre

IHR a dénombré une trentaine d'exécutions depuis cette date : cinq pour espionnage, treize pour des liens présumés avec les manifestations de janvier, une pour la vague de contestation de 2022 et dix pour appartenance à des groupes d'opposition interdits. Selon Amnesty International et d'autres organisations, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, un record depuis 1989, selon les ONG IHR et Ensemble contre la peine de mort.

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