Expulsion de la correspondante de La Croix en Éthiopie
La correspondante française du journal La Croix en Éthiopie a été expulsée du pays, a-t-on appris vendredi 12 juin. Cette décision a suscité l'indignation des organisations de défense de la liberté de la presse.
Selon des sources proches du dossier, la journaliste a été priée de quitter le territoire éthiopien sans explication officielle. Elle travaillait depuis plusieurs années dans le pays, couvrant notamment les conflits régionaux et les questions politiques.
Réactions internationales
Reporters sans frontières (RSF) a condamné cette expulsion, la qualifiant d'« atteinte grave à la liberté de la presse ». L'organisation a appelé les autorités éthiopiennes à revenir sur leur décision.
Le ministère français des Affaires étrangères a également exprimé sa préoccupation et suit la situation de près. Paris a rappelé l'importance du respect de la liberté d'information.
Contexte tendu pour les médias
Cette expulsion intervient dans un climat de tensions accrues entre le gouvernement éthiopien et les médias internationaux. Plusieurs journalistes étrangers ont été expulsés ou empêchés d'exercer ces derniers mois.
Les autorités éthiopiennes justifient souvent ces mesures par des raisons de sécurité nationale, sans fournir de preuves. Les critiques dénoncent une dérive autoritaire.
La correspondante de La Croix est désormais en France. Elle n'a pas souhaité commenter son expulsion, mais des collègues ont exprimé leur soutien.



