Rome et Copenhague créent des centres de retour dans des pays tiers
Rome et Copenhague créent des centres de retour dans des pays tiers

L'Italie et le Danemark ont annoncé un partenariat visant à créer des centres de retour pour migrants dans des pays tiers, une initiative qui relance le débat sur la gestion des flux migratoires en Europe. Ces centres, destinés à accueillir les personnes déboutées du droit d'asile, seraient situés hors de l'Union européenne, une solution déjà évoquée par plusieurs États membres.

Un projet controversé

Le projet, porté par les gouvernements de Rome et de Copenhague, prévoit la mise en place de structures dans des pays partenaires, où les migrants en situation irrégulière seraient transférés en attendant leur rapatriement. Les autorités italiennes et danoises estiment que cette approche permettrait de réduire les arrivées sur leur sol et de dissuader les traversées clandestines. Cependant, des organisations de défense des droits humains dénoncent un risque de violations et un manque de transparence sur le choix des pays d'accueil.

Réactions politiques

Au sein de l'UE, les réactions sont partagées. Certains pays, comme la Hongrie et la Pologne, saluent une initiative ferme, tandis que d'autres, dont la France et l'Allemagne, appellent à une coordination européenne pour éviter des disparités. La Commission européenne a rappelé que toute solution doit respecter le droit international et les principes de l'asile.

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Ce projet s'inscrit dans un contexte de durcissement des politiques migratoires en Europe, où plusieurs États cherchent à externaliser le traitement des demandes d'asile. Les détails opérationnels, notamment le financement et les accords avec les pays tiers, restent à préciser. Une réunion des ministres de l'Intérieur est prévue dans les prochaines semaines pour discuter de cette proposition.

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