Le Niger criminalise l'homosexualité : une loi controversée adoptée
Niger : loi criminalisant l'homosexualité adoptée

Le Niger a adopté une loi criminalisant l'homosexualité, devenant ainsi le dernier pays d'Afrique de l'Ouest à durcir sa législation contre les relations entre personnes de même sexe. La nouvelle loi, votée par l'Assemblée nationale le 10 juin 2026, prévoit des peines allant de 5 à 10 ans d'emprisonnement pour les personnes reconnues coupables d'actes homosexuels.

Un contexte régional de durcissement

Cette décision s'inscrit dans une tendance régionale où plusieurs pays africains renforcent leurs lois anti-homosexualité. Le Niger rejoint ainsi le Nigeria, le Ghana et l'Ouganda, qui ont récemment adopté des mesures similaires. Les défenseurs des droits de l'homme dénoncent une recrudescence de l'homophobie d'État sur le continent.

Réactions internationales

L'adoption de cette loi a suscité de vives réactions de la part des organisations internationales de défense des droits humains. Amnesty International a qualifié cette loi de "violation flagrante des droits fondamentaux" et a appelé les autorités nigériennes à revenir sur leur décision. L'Union européenne a également exprimé sa préoccupation, rappelant que la criminalisation de l'homosexualité est contraire aux principes universels des droits de l'homme.

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Impact sur la société nigérienne

Au Niger, la société reste majoritairement conservatrice et religieuse, et l'homosexualité est largement taboue. Les personnes LGBTQ+ vivent déjà dans la peur et la discrimination. Avec cette nouvelle loi, la crainte d'une augmentation des violences et des arrestations arbitraires est réelle. Les activistes locaux redoutent un climat de répression accrue.

Position du gouvernement

Le gouvernement nigérien justifie cette loi par la nécessité de préserver les valeurs culturelles et religieuses du pays. Le ministre de la Justice a déclaré que "cette loi protège la société contre des pratiques contraires à nos traditions et à notre foi". Il a également assuré que la loi serait appliquée avec discernement, mais les opposants craignent des abus.

Prochaines étapes

La loi doit encore être promulguée par le président pour entrer en vigueur. Les organisations de défense des droits humains espèrent que des pressions internationales pourraient amener à un réexamen du texte. En attendant, la communauté LGBTQ+ du Niger se prépare à faire face à une période sombre.

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