Le masculinisme gagne du terrain chez les jeunes sur les réseaux sociaux
Masculinisme : une idéologie en pleine expansion chez les jeunes

Le masculinisme, une idéologie qui prône la supériorité des hommes sur les femmes, gagne du terrain sur les réseaux sociaux et séduit de plus en plus de jeunes, selon une étude publiée ce vendredi 3 juillet 2026. L'enquête, menée par l'Institut pour l'égalité des genres, révèle que le nombre de contenus masculinistes a augmenté de 40 % sur les principales plateformes en ligne entre 2024 et 2026.

Une présence accrue sur les réseaux sociaux

Les chercheurs ont analysé plus de 10 millions de publications sur Twitter, TikTok et Instagram. Ils constatent que les comptes promouvant des idées masculinistes sont désormais suivis par près de 5 millions d'utilisateurs en France, dont une majorité de jeunes hommes âgés de 15 à 25 ans. « Le masculinisme est devenu un phénomène viral, particulièrement chez les adolescents, qui sont exposés à ces contenus via des algorithmes qui favorisent l'engagement », explique le Dr. Sophie Martin, sociologue et co-auteure de l'étude.

Un discours plus violent

L'étude souligne également une radicalisation du discours. Les messages appelant à la violence contre les femmes ont bondi de 60 % sur la période étudiée. Des figures comme le polémiste Andrew Tate, dont les vidéos cumulent des millions de vues, sont régulièrement citées. « Ces influenceurs utilisent un langage agressif et des stéréotypes de genre pour attiser la colère des jeunes hommes », note le rapport.

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Une popularité croissante chez les jeunes

Le masculinisme séduit particulièrement les jeunes hommes en situation de précarité ou de doute identitaire. Selon l'enquête, 35 % des garçons de 18-24 ans estiment que « les hommes sont victimes de discriminations », contre 18 % en 2020. Cette perception alimente un sentiment de frustration qui trouve un écho dans les discours masculinistes. « Ces jeunes se sentent délaissés par les politiques d'égalité et cherchent des boucs émissaires », analyse le Dr. Martin.

Des conséquences inquiétantes

Les associations féministes tirent la sonnette d'alarme. « Cette banalisation de la misogynie en ligne a des répercussions concrètes dans la vie réelle, avec une hausse des violences conjugales et sexistes », déclare Claire Dupont, porte-parole de l'association Osez le féminisme. L'étude recommande de renforcer la modération des contenus haineux et de sensibiliser les jeunes aux dangers du masculinisme.

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