Mai Sato alerte sur les droits humains en Afghanistan
Mai Sato : cri d'alarme sur l'Afghanistan

La rapporteuse spéciale des Nations unies pour les droits de l'homme en Afghanistan, Mai Sato, a lancé un appel urgent jeudi 20 mars 2025, dénonçant la situation catastrophique des droits humains dans le pays depuis le retour des talibans au pouvoir en août 2021. Dans un discours prononcé devant le Conseil des droits de l'homme à Genève, elle a déclaré : « Le silence est la pire des choses. » Elle a exhorté la communauté internationale à ne pas normaliser les relations avec les talibans tant que les violations systématiques persistent.

Des restrictions sans précédent

Selon le rapport de Mai Sato, plus de 80 % des écoles secondaires pour filles sont fermées, et les femmes sont exclues de la plupart des emplois publics et privés. Les talibans ont également imposé des codes vestimentaires stricts, interdisant aux femmes de sortir sans un accompagnateur masculin. Sato a souligné que ces mesures constituent une « apartheid de genre » et une violation du droit international.

Le rapport note que depuis 2021, au moins 200 cas de châtiments corporels, dont des flagellations publiques et des exécutions, ont été documentés. Les minorités religieuses et ethniques, notamment les Hazaras, sont également ciblées par des violences et des discriminations.

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Un appel à la responsabilité

Mai Sato a appelé les États membres de l'ONU à maintenir la pression sur les talibans via des sanctions ciblées et un soutien accru à la société civile afghane. Elle a également demandé la création d'un mécanisme d'enquête international pour documenter les crimes contre l'humanité présumés. « Nous ne pouvons pas abandonner le peuple afghan, en particulier les femmes et les filles qui sont privées de leurs droits fondamentaux », a-t-elle insisté.

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