Un parcours de lutte et de répression
Depuis la mort suspecte du dissident Oswaldo Paya en 2012 dans un accident de voiture, José Daniel Ferrer Garcia, 55 ans, est l'un des plus célèbres militants cubains des droits de l'homme. Au total, il a passé près de quinze ans derrière les barreaux du goulag tropical castriste jusqu'à son exil forcé il y a quelques mois.
Révélations sur le système carcéral cubain
Dans une interview exclusive accordée à L'Express lors de son passage à Paris il y a quelques jours, José Daniel Ferrer raconte la réalité des prisons cubaines. Il décrit des conditions de détention inhumaines, la torture psychologique et physique, et l'isolement prolongé infligé aux opposants politiques. Selon lui, le régime utilise l'emprisonnement comme un outil de briser les dissidents.
Critiques envers l'Union européenne et la France
Le militant critique la mansuétude – et la naïveté – de la grande majorité des pays de l’Union européenne à l'égard de la dictature cubaine. Il exprime également sa déception vis-à-vis de la France, qu'il accuse de privilégier les intérêts économiques et diplomatiques au détriment des droits de l'homme. Il appelle les dirigeants européens à adopter une position plus ferme envers le régime de La Havane.
L'Union patriotique de Cuba
José Daniel Ferrer est aussi le fondateur de l’organisation de la société civile la plus nombreuse et la plus étendue et connue de Cuba : l’Union patriotique de Cuba (UNPACU). Cette organisation regroupe des milliers de membres et milite pour une transition démocratique pacifique dans l'île. Malgré son exil, Ferrer continue de diriger l'UNPACU et de coordonner les actions de l'opposition cubaine depuis l'étranger.
Son témoignage met en lumière la persistance de la répression à Cuba et l'urgence d'une solidarité internationale renforcée avec les défenseurs des droits de l'homme.



