SU Agen battu par l'UBB en demi-finale du Challenge de France (20-37)
SU Agen battu par l'UBB en demi-finale (20-37)

Malgré un léger sursaut d'orgueil en seconde mi-temps, les jeunes Agenais ont été logiquement battus par leurs voisins girondins, ce samedi, dans la fournaise de Sainte-Bazeille (20-37). Ces derniers défieront Oyonnax, vainqueur de Rouen (23-22), samedi 30 mai.

Une entame catastrophique

Au sortir d'un de leurs meilleurs entraînements de la saison, jeudi soir, les Agenais, conscients de la qualité de l'adversaire, voulaient pourtant soigner leur entrée en matière. Raté. Dans les grandes largeurs. Après à peine cinq minutes de jeu, ils avaient déjà encaissé deux essais. Sur une percée plein axe de Khaindrava et un coup de pied à suivre de Laharrague pour Duguay (0-5, 2e). Sur une accélération de Baronnet en bout de ligne, après une belle attaque en première main (0-10, 5e). Deux essais nés d'autant d'erreurs lot-et-garonnaises : un plaquage haut à la réception du coup d'envoi, puis un renvoi direct en touche, suivi d'une mêlée au centre du terrain.

« Des plaquages ratés, une touche non trouvée, ça ne pardonne pas à ce niveau », résumera à l'issue de la rencontre le manager Quentin Béthune, entouré de ses joueurs. « On prend des essais trop facilement et après, c'est difficile », ajoutera Nicolas Deltour, l'entraîneur des avants.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une réaction trop tardive

La réaction de Vidal au terme d'un joli numéro de jonglerie et d'une succession de passes dans le mouvement (5-10, 9e) n'a rien changé à la physionomie de la rencontre. Le logique carton infligé au deuxième ligne Peters, pour un saignant tête contre tête, non plus (15e). Bien qu'en infériorité numérique, les Girondins ont continué de dérouler leur partition. Et de faire évoluer le tableau d'affichage à intervalles réguliers, malgré le déchet face aux perches de leur buteur.

Après quarante minutes de jeu, l'écart n'était pas encore insurmontable pour Gautier Lavie et ses coéquipiers (15-32). Il l'était encore moins trois minutes après le retour sur la pelouse, grâce à une réalisation en bout de ligne de Gayral (20-32, 43e). Mais les Bordelo-Béglais ont rapidement remis la main sur le ballon. Et s'ils se sont montrés beaucoup moins précis qu'en première période, ils ont cantonné les Agenais dans leur moitié de terrain. Et fini par marquer un nouvel essai, juste avant la pause fraîcheur (20-37, 59e). Les derniers points d'une rencontre qu'ils auront dominée dans un premier temps, avant de gérer par la suite.

Des adieux émouvants

« On a fait une bonne première période, résumait le centre girondin Drault. On voulait mettre du rythme et de l'intensité. Avec la chaleur et le carton rouge, ça a été un peu plus compliqué, mais on est resté solidaires jusqu'à la fin. » Point de joie démesurée dans son attitude ou ses propos, mais le sentiment du travail bien fait. Finalistes, c'est bien, mais champions, c'est autre chose. Même du Challenge de France. Leur aventure n'est donc pas terminée. Contrairement à celle d'Agenais qui en avaient bien conscience à l'issue du match, si l'on se réfère aux yeux rougis par l'émotion et aux nombreuses étreintes appuyées.

« J'aurais aimé que ça dure une semaine de plus, mais j'espère que cette saison vous servira à quelque chose, aussi bien sportivement qu'humainement », déclarera Quentin Béthune. « N'ayez pas de regrets », appuiera Nicolas Deltour. « Apprenez de la défaite, apprenez de la saison ; la vie continue », soufflera, pour sa part, Gilles Bertrandias, le président de l'association SUA. Sur le moment, ces mots n'atténuaient pas la déception qui se lisait sur le visage des joueurs, à l'image d'un Bastien Beffara très touché. Conscients d'être passés à côté de leur première période. Conscients d'être tombés sur une équipe de haut niveau. Conscients, surtout, qu'il s'agissait des derniers instants passés ensemble. Et des derniers instants sous le maillot du SUA, pour bon nombre d'entre eux.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale