Expulsion d'une ressortissante russe pour ingérence
Le gouvernement français a annoncé ce mardi l'expulsion de Xenia Fedorova, une ressortissante russe âgée de 32 ans, soupçonnée d'activités d'ingérence sur le territoire national. Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur, Fedorova aurait tenté d'influencer des décideurs politiques et économiques français via des réseaux de désinformation et des financements opaques. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes avec Moscou.
Les accusations portées contre elle
Xenia Fedorova serait liée à un réseau d'influence pro-russe actif en Europe. Les enquêteurs ont mis au jour des transferts de fonds suspects vers des associations françaises et des contacts répétés avec des élus locaux. « Il y a des preuves tangibles d'une tentative de déstabilisation de notre démocratie », a déclaré le ministre de l'Intérieur, citant des rapports des services de renseignement. Au total, 15 cas similaires sont à l'étude, selon une source proche du dossier.
La réaction de l'exécutif
L'exécutif a profité de cette affaire pour durcir le ton. Le Premier ministre a annoncé, lors d'une conférence de presse, le renforcement des dispositifs de surveillance des ingérences étrangères. « Nous ne tolérerons aucune interférence dans nos affaires intérieures », a-t-il affirmé, évoquant la création d'une cellule interministérielle dédiée. Cette mesure s'accompagne d'une hausse de 20 % des moyens alloués à la lutte contre les ingérences numériques.
Les conséquences diplomatiques
Cette expulsion a provoqué une réaction immédiate de la Russie. L'ambassade russe à Paris a dénoncé une « décision infondée et hostile », menaçant de représailles. Les experts estiment que cet incident pourrait dégrader davantage les relations bilatérales, déjà tendues depuis le début du conflit en Ukraine. « La France montre sa fermeté, mais cela risque d'isoler Moscou encore plus », analyse Irina Simonova, chercheuse au CERI.



