Samedi 21 juin, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de Paris à l'appel de La France insoumise (LFI) pour dénoncer le racisme et les violences policières. Selon les organisateurs, ils étaient 15 000 participants, tandis que la préfecture de police n'a pas communiqué de chiffre officiel.
Un cortège parti de la place de la République
Le rassemblement a débuté à 14 heures place de la République, avant de se diriger vers la place de la Bastille. Les manifestants brandissaient des pancartes aux slogans tels que « Stop au racisme d'État » ou « Justice pour Adama », en référence à Adama Traoré, mort en 2016 après une interpellation.
« Nous sommes là pour dire stop à l'impunité policière et au racisme systémique », a déclaré une porte-parole de LFI, Manon Aubry, présente dans le cortège. Elle a également appelé à « une véritable politique de lutte contre les discriminations ».
Des revendications multiples
Outre la lutte contre le racisme, les manifestants ont également dénoncé les violences policières et réclamé la dissolution de la BRAV-M (Brigade de répression des actions violentes motorisées). Plusieurs personnalités politiques de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon, ont participé à la marche.
« Le racisme tue, il faut que ça cesse », a lancé le leader de LFI depuis la tribune. Il a également critiqué le gouvernement, l'accusant de « nourrir la haine » avec ses discours sécuritaires.
Une mobilisation dans un contexte tendu
Cette manifestation intervient après plusieurs faits divers ayant suscité l'émoi, notamment la mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier lors d'un contrôle routier en 2023, et plus récemment l'affaire Adama Traoré. Le collectif « Vérité pour Adama » était d'ailleurs présent en tête de cortège.
« On ne peut plus accepter que des jeunes meurent à cause de leur couleur de peau », a témoigné Assa Traoré, sœur d'Adama, très émue. Elle a appelé à « une prise de conscience collective ».
Une présence policière discrète
Les forces de l'ordre ont encadré le défilé sans incident majeur. Quelques heurts ont été signalés en fin de parcours, mais sans gravité. La préfecture a indiqué que 12 personnes avaient été interpellées pour « dégradations ».
Cette mobilisation s'inscrit dans une série d'actions antiracistes prévues dans plusieurs villes de France, notamment à Lyon et Marseille, dans les prochains jours.



