Des bombardements d'une intensité rare
L'Ukraine a subi dans la nuit de vendredi à samedi l'une des plus vastes campagnes de bombardements russes depuis le début du conflit. Selon l'armée de l'air ukrainienne, plus de 120 missiles et 90 drones ont été lancés contre des infrastructures énergétiques et des centres urbains. Les explosions ont été signalées à Kiev, Kharkiv, Odessa et Dnipro, faisant au moins 15 morts et une centaine de blessés, selon un bilan provisoire.
Zelensky hausse le ton
Dans une allocution diffusée samedi matin, le président Volodymyr Zelensky a dénoncé une « terreur délibérée » et appelé les partenaires occidentaux à fournir davantage de systèmes de défense aérienne et de munitions. « Chaque missile abattu par nos défenses sauve des vies. Mais nous avons besoin de plus de moyens pour protéger notre ciel », a-t-il déclaré. Il a également réclamé l'accélération des livraisons d'avions F-16 promis.
Réactions internationales
Les États-Unis ont condamné ces frappes et annoncé un nouveau paquet d'aide militaire de 500 millions de dollars. Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a promis un sommet extraordinaire pour discuter du renforcement de l'Ukraine. De son côté, l'Union européenne a réitéré son soutien et envisagé de nouvelles sanctions contre Moscou. La Russie, elle, justifie ces bombardements par la nécessité de « neutraliser les infrastructures militaires ukrainiennes ».
La situation sur le front
Sur le terrain, les forces russes poursuivent leur offensive dans l'Est, notamment autour de Bakhmout et d'Avdiivka. L'état-major ukrainien fait état de combats intenses et d'une pression constante. Malgré les difficultés, les soldats ukrainiens tiennent leurs positions, mais le manque de munitions se fait cruellement sentir. Les bombardements massifs visent à saper le moral de la population et à paralyser l'économie du pays.
Un appel à l'unité
Volodymyr Zelensky a conclu son discours en appelant à l'unité nationale et internationale : « Nous ne céderons pas. L'Ukraine se défend et se défendra. Mais nous avons besoin que le monde libre agisse ensemble, maintenant. » Alors que la guerre entre dans son troisième année, l'issue du conflit semble plus que jamais dépendre de la capacité des alliés à maintenir leur soutien.



