Yossi Cohen, figure emblématique du Mossad, est de retour dans une ville qu'il connaît bien : Paris. C'est dans la capitale française qu'il a débuté sa carrière comme katsa, un officier de renseignement, dans les années 1980. Après avoir gravi les échelons, il a dirigé le service de renseignement israélien de 2016 à 2021. Aujourd'hui, il publie ses mémoires intitulées « Combattre pour la liberté », parues aux éditions Michel Lafon en juin.
Une carrière hors du commun
Né en 1961, Yossi Cohen a intégré le Mossad en 1982. Sa première affectation l'a mené à Paris, où il a opéré sous couverture diplomatique. Selon son livre, cette période a été formative, lui permettant de développer des compétences en recrutement d'agents et en analyse du renseignement. Au fil des ans, il a occupé des postes clés, notamment comme chef de la division des opérations et chef de la division des ressources humaines.
À la tête du Mossad
Nommé directeur du Mossad en 2016 par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Cohen a supervisé des opérations majeures. Sous sa direction, l'agence a été impliquée dans la lutte contre le programme nucléaire iranien, le sabotage de sites clés et l'assassinat du scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh en 2020. Cohen a également renforcé la coopération avec les services de renseignement occidentaux et les pays arabes signataires des accords d'Abraham.
Des révélations dans ses mémoires
Dans « Combattre pour la liberté », Cohen détaille plusieurs opérations secrètes, tout en respectant les contraintes de la censure israélienne. Il revient notamment sur l'opération de récupération de documents nucléaires iraniens en 2018, qui a permis à Israël de prouver les intentions de Téhéran. « Nous avons agi avec audace et précision, au péril de nos vies », écrit-il. Le livre offre un aperçu rare des coulisses du Mossad et des défis sécuritaires d'Israël.



