Vent de guerre sur la mer Rouge : le point
Vent de guerre sur la mer Rouge : le point

Des frappes aériennes américaines et britanniques ont ciblé des positions des rebelles houthis au Yémen dans la nuit du 11 au 12 janvier, en représailles aux attaques répétées contre des navires marchands en mer Rouge. Selon le Pentagone, les frappes ont touché des sites de lancement de missiles, des radars et des drones. Le président Joe Biden a déclaré que ces actions étaient nécessaires pour « rétablir la liberté de navigation » dans cette zone stratégique.

Une escalade après des mois de tensions

Depuis novembre, les Houthis, soutenus par l'Iran, ont mené plus de 27 attaques contre des navires en mer Rouge, perturbant le trafic maritime international. Le groupe rebelle a affirmé agir en soutien aux Palestiniens dans la bande de Gaza. Malgré les avertissements de la coalition internationale, les attaques ont continué, culminant avec la tentative de capture d'un navire lié à Israël en décembre.

Les frappes de cette semaine marquent une escalade significative. Selon le commandement central américain, les forces ont utilisé des missiles Tomahawk lancés depuis des sous-marins et des destroyers, ainsi que des avions de chasse. Les Britanniques ont participé avec des avions Typhoon. Les autorités yéménites pro-houthies ont rapporté au moins cinq morts et six blessés, tandis que les Houthis ont promis une « réponse forte ».

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Impact sur le commerce mondial

La mer Rouge est un passage vital pour environ 12 % du commerce mondial, notamment pour le pétrole et les marchandises entre l'Asie et l'Europe. Les attaques ont déjà conduit plusieurs compagnies maritimes, comme Maersk et CMA CGM, à détourner leurs navires par le cap de Bonne-Espérance, allongeant les trajets de plusieurs semaines et augmentant les coûts d'assurance.

Selon les analystes de S&P Global, le détournement pourrait augmenter les prix du transport maritime de 15 à 20 % à court terme. L'Égypte, qui perçoit des péages sur le canal de Suez, a vu ses revenus chuter de 40 % en décembre par rapport à l'année précédente, selon les autorités égyptiennes.

Réactions internationales et perspectives

La coalition menée par les États-Unis a reçu le soutien de plusieurs pays, dont la France, qui a condamné les attaques houthies. Cependant, certains pays comme la Russie et la Chine ont appelé à la retenue, craignant une extension du conflit. L'Iran a dénoncé les frappes comme une violation de la souveraineté du Yémen.

Les Houthis ont juré de poursuivre leurs attaques, ce qui laisse présager une poursuite des tensions. Les compagnies maritimes devront continuer à évaluer les risques, tandis que la communauté internationale cherche une solution diplomatique. La situation reste donc incertaine, avec des conséquences économiques mondiales potentielles si le conflit s'étend.

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