Guerre en Ukraine : Macron veut dialoguer avec Poutine, Kallas freine
Ukraine : Macron veut parler à Poutine, Kallas freine

Le point sur la guerre en Ukraine au 1.447e jour du conflit

Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? Voici un résumé complet des événements clés de ce mardi 10 février, alors que le conflit entre dans son 1.447e jour. Les initiatives diplomatiques, les révélations choquantes et les symboles de résistance marquent l'actualité.

Emmanuel Macron veut renouer le dialogue avec Vladimir Poutine

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé ce mardi, dans un entretien accordé à plusieurs journaux européens, sa volonté de renouer le fil du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine. Son objectif est clair : ne pas laisser à l'ancien président américain Donald Trump l'exclusivité des négociations avec le Kremlin.

Macron a précisé sa pensée en expliquant qu'il souhaitait que le contact soit bien organisé avec les Européens, mais sans trop d'interlocuteurs. Cependant, il a également concédé que les premiers contacts techniques entre Moscou et son envoyé diplomatique ont surtout confirmé un fait amer : la Russie ne veut pas la paix pour l'instant.

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Kaja Kallas tempère les velléités macroniennes

Les ambitions de Macron ont été quelque peu refroidies par Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne. Dans un entretien avec plusieurs médias, elle a déclaré : Discutons de ce dont nous voulons parler avec les Russes avant de décider qui sera la personne qui leur parlera.

Kallas envisage de transmettre dans les prochains jours aux 27 États membres une liste d'idées précisant les exigences qui devraient être, selon elle, posées en préalable à Moscou. Elle a insisté : S'ils formulent des exigences maximalistes, nous devrions également formuler des exigences maximalistes.

Le Kenya dénonce l'enrôlement forcé de ses ressortissants

Après les révélations sur les jeunes Kenyans attirés à Moscou par des contrats alléchants puis enrôlés de force sur le front ukrainien, Nairobi a jugé ce mardi inacceptable que ses ressortissants servent de chair à canon à la Russie. Le chef de la diplomatie kényane, Musalia Mudavadi, a déclaré : Il semble qu'il y ait un schéma consistant à attirer des gens et à les faire mourir.

Mudavadi a annoncé une visite à Moscou en mars pour aborder cette question brûlante, soulignant l'urgence de protéger les citoyens kényans.

Le chiffre du jour : 150.000 signalements au FSB

Le service de renseignement intérieur russe, le FSB, héritier du KGB de l'époque soviétique, a révélé que 150.000 personnes l'ont contacté en 2025 pour transmettre des informations. Après vérification des signalements reçus, le FSB indique que 18 personnes ont été poursuivies pour acte de terrorisme, sabotage et complicité d'acte de sabotage.

Selon ce service, ces personnes ont commis, sur instruction ukrainienne, des incendies criminels d'infrastructures de transport et de communication dans différentes régions de Russie.

La guerre s'invite aux Jeux Olympiques

Puisque la trêve olympique ne s'invite pas sur le front, la guerre s'invite aux JO. Vladislav Heraskevych, porte-drapeau de la sélection ukrainienne engagé en skeleton, a redit ce mardi qu'il porterait en compétition son casque orné de photos d'athlètes tués par les Russes durant le conflit. Et ce, malgré l'interdiction du Comité International Olympique (CIO), qui propose de remplacer le casque par un brassard noir.

Heraskevych a le soutien de son président, Volodymyr Zelensky, qui a souligné sur Telegram : Son casque arbore les portraits de nos athlètes qui ont été tués par la Russie. Le patineur artistique Dmytro Sharpar, tué au combat près de Bakhmut ; Yevhen Malyshev, un biathlète de 19 ans tué par les occupants près de Kharkiv ; et d'autres athlètes ukrainiens dont la vie a été emportée par la guerre menée par la Russie.

Ce geste symbolique illustre comment le conflit dépasse les champs de bataille pour toucher tous les aspects de la vie, y compris le sport international.

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