Donald Trump annonce une reprise des négociations avec l'Iran au Pakistan
Trump : la guerre avec l'Iran est "presque finie"

Donald Trump annonce une reprise des négociations avec l'Iran au Pakistan

Le président américain Donald Trump a estimé ce mardi 14 avril 2026 que la guerre avec l'Iran était "presque finie", ouvrant la voie à une possible reprise des discussions diplomatiques dès cette semaine au Pakistan. Dans un entretien accordé à la chaîne Fox News, il a assuré que les autorités iraniennes "veulent vraiment parvenir à un accord", marquant un tournant potentiel dans ce conflit qui secoue le Moyen-Orient depuis des mois.

Un nouveau round de discussions à Islamabad

Donald Trump a évoqué la tenue de nouvelles négociations avec Téhéran à Islamabad, la capitale pakistanaise, dans les prochains jours. "Quelque chose pourrait arriver au cours des deux prochains jours", a-t-il affirmé au New York Post, saluant au passage le "super boulot" de médiation du chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir. Cette annonce intervient malgré l'échec d'un premier round de discussions le week-end dernier entre le vice-président américain JD Vance et des représentants iraniens, et malgré le maintien d'un blocus maritime américain contre l'Iran.

Le blocus, mis en œuvre lundi, a complètement paralysé le commerce maritime iranien, selon le chef des forces américaines dans la région, Brad Cooper. Ce dernier a souligné qu'environ 90 % de l'économie iranienne dépend de ce transit, une pression économique considérable qui pourrait influencer les pourparlers. Deux sources pakistanaises de haut rang ont confirmé à l'AFP qu'Islamabad cherchait activement à relancer les discussions, une initiative soutenue par le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui a appelé à la reprise de "négociations sérieuses".

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Impact sur les marchés et réactions internationales

Malgré le double blocus, américain et iranien, sur le détroit d'Ormuz – un passage crucial pour 20 % du pétrole et du GNL mondial –, les marchés semblent anticiper une sortie de crise. Le prix du pétrole est resté en dessous de 95 dollars le baril mercredi, après une forte baisse la veille. Par ailleurs, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a assuré lors d'une visite à Pékin que Moscou était prêt à "compenser" le déficit énergétique subi par la Chine et d'autres pays en raison du conflit, montrant l'ampleur des répercussions économiques.

Pourparlers israélo-libanais à Washington

Sur un autre front, Israël et le Liban ont convenu mardi d'entamer des négociations directes pour la paix à Washington, une première depuis 1993. Cette décision fait suite à des discussions entre les ambassadeurs des deux pays, Yechiel Leiter pour Israël et Nada Hamadeh Moawad pour le Liban. L'ambassadeur israélien a déclaré : "Nous avons découvert aujourd'hui que nous sommes du même côté. Nous sommes tous deux unis dans notre volonté de libérer le Liban du Hezbollah." Il a également rejeté toute implication de la France dans ce processus.

La diplomatie américaine a précisé que la date et le lieu de ces pourparlers "restent à fixer d'un commun accord". Cependant, le Hezbollah, mouvement chiite pro-iranien et grand absent de la rencontre, a qualifié ces discussions de "capitulation" et a revendiqué des tirs de roquettes vers treize localités israéliennes frontalières au moment même où elles débutaient.

La situation au Liban reste tendue

Le Liban, entraîné dans la guerre au Moyen-Orient début mars lorsque le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l'Iran, continue de payer un lourd tribut. Plus de 2 000 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début du conflit, selon les autorités libanaises, et environ un million de personnes ont été déplacées, soit un cinquième de la population. L'ONU a alerté sur cette crise humanitaire majeure.

Côté israélien, l'armée a fait état de treize soldats tués au total au Liban, dont dix blessés mardi lors d'affrontements à Bint Jbeil, dans le sud du pays. Malgré la trêve avec l'Iran, Israël a affirmé que le Liban n'était pas concerné et continue ses opérations contre le Hezbollah, maintenant une présence militaire dans le sud du pays.

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Alors que Donald Trump mise sur une résolution rapide du conflit avec l'Iran, la complexité des enjeux régionaux, notamment au Liban, rappelle que la voie vers la paix reste semée d'embûches. Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si les annonces diplomatiques se concrétiseront ou si les tensions persisteront.