Sanctions américaines contre l'armée soudanaise
Les États-Unis ont annoncé le 24 juillet 2026 l'imposition de sanctions ciblant l'armée soudanaise pour son recours à des armes chimiques dans le cadre du conflit qui déchire le Soudan depuis avril 2023. Cette décision a été communiquée par le département d'État américain, qui accuse les Forces armées soudanaises (SAF) d'avoir utilisé des gaz toxiques contre des civils et des groupes rebelles.
Preuves de l'utilisation d'armes chimiques
Selon un rapport d'enquête des Nations unies publié en juin 2026, au moins 45 incidents impliquant des armes chimiques ont été documentés entre janvier et mai 2026, principalement dans la région du Darfour et autour de Khartoum. Les experts de l'ONU ont identifié des traces de gaz moutarde et de sarin dans des échantillons prélevés sur des sites d'attaque et sur des victimes. "Les preuves sont accablantes et indiquent une utilisation systématique par les forces gouvernementales", a déclaré un porte-parole de l'ONU cité dans le rapport.
Mesures de sanctions détaillées
Les sanctions américaines incluent le gel des avoirs aux États-Unis de plusieurs hauts responsables militaires soudanais, dont le général Abdel Fattah al-Burhan, commandant des SAF, et l'interdiction de transactions avec des entités liées à l'armée. De plus, toute aide militaire américaine au Soudan est suspendue. "Nous ne tolérerons pas l'utilisation d'armes de destruction massive contre des populations civiles", a affirmé le secrétaire d'État Antony Blinken dans un communiqué.
Contexte du conflit soudanais
La guerre au Soudan oppose l'armée régulière aux Forces de soutien rapide (RSF) depuis avril 2023, faisant plus de 150 000 morts et déplaçant environ 10 millions de personnes, selon l'ONU. Les combats ont ravivé les tensions ethniques et provoqué une crise humanitaire majeure. Les États-Unis et d'autres pays avaient déjà imposé des sanctions économiques au Soudan, mais il s'agit des premières mesures directement liées à l'usage d'armes chimiques.
Réactions internationales
L'Union européenne a salué les sanctions américaines et a appelé à une enquête internationale indépendante. La Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, ont exprimé des réserves, estimant que les preuves n'étaient pas suffisamment étayées. Le gouvernement soudanais a rejeté les accusations, qualifiant les sanctions de "politiques et infondées".
Impact humanitaire
Les organisations humanitaires redoutent que ces sanctions n'aggravent la situation, en limitant les importations de médicaments et de nourriture. Médecins Sans Frontières a averti que "les sanctions doivent être ciblées pour ne pas pénaliser la population civile". Le Programme alimentaire mondial a signalé que 18 millions de Soudanais souffrent d'insécurité alimentaire aiguë.



