Accord de paix États-Unis-Iran : fin de la guerre au Moyen-Orient
États-Unis et Iran signent un accord de paix à Genève

Les États-Unis et l'Iran sont parvenus ce lundi 15 juin 2026 à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban. Une cérémonie de signature est prévue ce vendredi 19 juin à Genève.

Annonce de l'accord

L'accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran. Le président américain Donald Trump s'est félicité sur son réseau Truth Social : « L'accord avec la République islamique d'Iran est désormais finalisé. J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! » Il a précisé que cette ouverture interviendra dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage.

Réactions des marchés

L'annonce a déclenché une chute de plus de 4 % des cours du pétrole, qui avaient flambé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février et le blocage du détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. La Bourse de Tokyo a bondi de plus de 4 % et celle de Séoul de plus de 5 % lundi matin.

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Détails de l'accord

Le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public dans l'immédiat. Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi, a déclaré sur la télévision d'État que l'accord prévoit « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban ». Il a précisé que les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif, énumérant quatre sujets : la levée des sanctions contre l'Iran, la question du nucléaire, la reconstruction et le développement économique du pays, ainsi que la mise en place d'un mécanisme de suivi des engagements pris.

L'agence de presse iranienne Mehr a fait état d'un texte non confirmé officiellement selon lequel l'accord prévoit le déblocage de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours, dont la moitié avant le début des pourparlers.

Réactions internationales

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a salué l'accord, le qualifiant d'« étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ». L'état-major iranien s'est félicité dans un communiqué : « L'Iran a imposé sa volonté divine et d'acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L'ennemi n'a d'autre choix que d'accepter la défaite et de se rendre. »

Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu'il assistera à la signature de l'accord le 19 juin à Genève, et que la participation de Donald Trump était « possible ».

Peu de temps avant l'annonce de l'accord, le Conseil suprême de sécurité nationale iranien avait pourtant averti sur X d'une réponse « imminente » à un raid israélien qui a fait trois morts dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien. Donald Trump avait estimé plus tôt sur Truth Social que l'attaque israélienne « n'aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier », ce dimanche 14 juin 2026 marquant son 80e anniversaire. Il a confié au média Axios avoir réprimandé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu : « Il n'a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir. »

Israël, qui redoute un compromis ne satisfaisant pas ses exigences concernant son ennemi juré iranien, a indiqué avoir riposté à des attaques de drones du Hezbollah contre son territoire.

Prochaines étapes

Sous pression dans son pays pour sortir d'un conflit impopulaire qui a aussi ébranlé l'économie mondiale, Donald Trump doit rencontrer cette semaine les dirigeants des autres grandes puissances lors du sommet du G7 à Évian, en France. Le président français Emmanuel Macron a déclaré : « L'objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d'Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d'un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran. »

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Dans un communiqué conjoint, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie se sont déclarés « disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l'Iran concernant son programme nucléaire ».

Déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, la guerre a embrasé le Moyen-Orient et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.