Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé mardi 25 août 2026 que son pays maintiendrait ses troupes dans le sud de la Syrie « tant qu’il y aura des menaces ». Cette déclaration a été faite lors d’une visite sur le mont Hermon, une zone stratégique située à la frontière entre la Syrie, le Liban et le plateau du Golan, occupé par Israël.
Une présence militaire conditionnée à la sécurité
« Nous ne quitterons pas le sud de la Syrie tant qu’il y aura des menaces sur les communautés du nord d’Israël et du Golan », a précisé Israël Katz, cité par un communiqué de son ministère. Cette position intervient alors que les forces israéliennes sont déployées dans plusieurs zones du sud syrien depuis la chute du régime de Bachar Al-Assad, survenue en décembre 2025.
Le ministre a également indiqué que l’armée israélienne resterait « sur le mont Hermon et dans les zones tampons » afin de garantir la sécurité des localités israéliennes voisines. Cette annonce confirme la volonté d’Israël de conserver un contrôle militaire sur des positions clés, malgré les pressions diplomatiques et les critiques de la communauté internationale.
Un contexte régional tendu
La présence militaire israélienne dans le sud de la Syrie suscite des tensions avec le nouveau gouvernement syrien, issu de la coalition dirigée par Hayat Tahrir Al-Cham (HTC). Les autorités syriennes ont à plusieurs reprises demandé le retrait des troupes israéliennes, dénonçant une violation de la souveraineté nationale. Israël, de son côté, justifie son intervention par la nécessité de protéger ses frontières et d’empêcher toute infiltration de groupes armés hostiles.
Depuis la chute de Bachar Al-Assad, Israël a mené des centaines de frappes aériennes en Syrie, visant des infrastructures militaires et des positions de l’armée syrienne, afin d’empêcher qu’elles ne tombent entre les mains de groupes djihadistes. Cette stratégie a été officiellement reconnue par les autorités israéliennes en avril 2026, marquant un changement de posture assumé.
Des frappes continues et une opposition internationale
Israël a également intensifié ses opérations dans le sud de la Syrie, notamment dans les provinces de Deraa et de Quneitra, où des affrontements ont été signalés avec des groupes locaux. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé à Londres, des frappes israéliennes ont tué au moins 30 personnes dans la région depuis le début de l’année 2026, dont des combattants et des civils.
La communauté internationale, notamment l’ONU, a exprimé ses inquiétudes face à cette présence militaire prolongée. Un porte-parole du secrétaire général de l’ONU a rappelé que « toute présence militaire étrangère en Syrie doit respecter le droit international et la souveraineté du pays ». Cependant, Israël rejette ces critiques, affirmant agir en légitime défense face aux menaces sécuritaires.
Un avenir incertain pour la zone
La décision de maintenir les troupes israéliennes dans le sud de la Syrie soulève des questions sur l’avenir de la région, déjà fragilisée par des années de conflit. Les habitants de la zone vivent dans une situation précaire, entre les violences résiduelles et l’incertitude politique. Les négociations entre les différentes parties, bien que difficiles, sont perçues comme essentielles pour stabiliser la région.
Israël, de son côté, semble déterminé à conserver sa position tant que les conditions sécuritaires ne seront pas réunies. Comme l’a souligné Israël Katz, « nous resterons aussi longtemps que nécessaire pour protéger nos citoyens ». Cette position ferme risque de prolonger les tensions avec la Syrie et de compliquer les efforts de reconstruction du pays.



