La crise couve depuis le mois de mars quand le pouvoir a fait passer une réforme constitutionnelle portant de quatre à cinq ans les mandats présidentiels et législatifs. Alors que l'opposition a appelé à manifester ce jeudi contre le pouvoir en place, des combats ont éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi à Mogadiscio, la capitale somalienne.
Opération policière d'envergure
Dans un communiqué, la police locale a annoncé une vaste opération contre des « milices ». « Une opération de sécurité de grande envergure menée par les forces de l'ordre de la capitale touche à sa fin. Cette opération vise à neutraliser des milices lourdement armées qui ont lancé des attaques au mortier contre certains quartiers de la capitale », écrit-elle.
Les islamistes shebab, liés à Al-Qaïda, contrôlent de vastes pans du territoire somalien. Mercredi, des échanges de tirs avaient déjà eu lieu dans la capitale. L'ancien Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire avait affirmé être victime d'une attaque des forces gouvernementales. Le porte-parole de la police somalienne Abdifatah Adan a de son côté affirmé que des policiers avaient été « attaqués par des milices ».
Une crise politique profonde
La Somalie a replongé dans une crise ouverte, deux semaines après le maintien aux affaires du président Hassan Sheikh Mohamud (HSM) alors que son mandat était échu. Depuis près de 20 ans, le pays est aussi aux prises avec l'insurrection des islamistes shebab, qui contrôlent de vastes pans du territoire.



