Fin du cessez-le-feu et poursuite des pourparlers
Donald Trump a déclaré sur Truth Social que les États-Unis et l'Iran avaient convenu de « poursuivre les pourparlers » malgré l'escalade des hostilités, précisant que le cessez-le-feu conclu le mois dernier était terminé. L'Iran a contesté cette interprétation, affirmant n'avoir pas sollicité de pourparlers mais avoir accepté d'accueillir un médiateur qatari, selon la télévision d'État. Des négociateurs qataris ont rencontré des responsables iraniens vendredi pour désamorcer les tensions et discuter du détroit d'Ormuz, a indiqué une source à Reuters.
Menaces américaines et riposte iranienne
Trump a ordonné à l'armée américaine de se tenir prête à frapper l'Iran en cas de tentative d'assassinat, menaçant de « décimer et détruire complètement » le pays. En réponse, Téhéran a élaboré un plan en quatre points, révélé par The Telegraph. « L'Amérique ne comprend que le langage de la force », a déclaré un responsable iranien au quotidien britannique.
Premier levier : la fermeture des détroits stratégiques
Après avoir survécu à deux vagues de bombardements américains et israéliens, les dirigeants iraniens misent sur leur situation géographique. Le plan prévoit de fermer le détroit d'Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb pour paralyser l'approvisionnement mondial en pétrole. La première étape consiste à stopper les exportations de pétrole via Ormuz, en attaquant les pétroliers et en posant des mines. Cette stratégie a déjà fait grimper les prix du pétrole. Les États-Unis ont intensifié leurs exigences pour que l'Iran cesse ces attaques.
Second front en mer Rouge et oléoducs ciblés
L'Iran pourrait ouvrir un second front en mer Rouge via Bab el-Mandeb, avec l'aide des forces houthies, pour « couper le financement et la logistique des bellicistes ». Par ailleurs, Téhéran ciblerait les oléoducs et puits de pétrole en Arabie saoudite et dans d'autres États arabes. « Toute nouvelle agression doit se heurter à une riposte directe contre les intérêts vitaux des États-Unis et de leurs alliés », a prévenu l'agence Fars, affiliée aux Gardiens de la révolution.
Augmentation du coût humain et financier
Le troisième point vise à rendre chaque affrontement si coûteux que les États-Unis préfèrent partir. Les frappes de jeudi contre des bases américaines à Bahreïn et au Koweït illustrent cette stratégie. L'Iran ne peut vaincre militairement les États-Unis, mais il peut tuer des soldats et augmenter le coût du conflit.
Ambiguïté doctrinale et renforcement militaire
Le quatrième point consiste à rendre la doctrine délibérément ambiguë, en établissant des lignes rouges extrêmes et en menaçant d'une riposte radicale. L'Iran, bien qu'épuisé, n'a pas éliminé son arsenal et souhaite développer davantage de missiles et de drones, ainsi que reconstruire son réseau de défense aérienne. Selon The Telegraph, l'Iran dispose de la plus importante force de missiles balistiques de la région et d'une vaste flotte de drones Shahed. Des images satellites de CNN suggèrent que l'Iran pourrait reconstruire ses installations nucléaires.



