Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a menacé les États-Unis de représailles pour la mort de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, dans un message écrit publié le 11 juillet 2026. Ce message, diffusé par les médias d'État iraniens, promet de "venger" la mort de son père, qu'il attribue à une action américaine.
Un message de vengeance
Dans ce texte, Mojtaba Khamenei déclare : "Le sang de mon père ne sera pas versé en vain. Nous punirons les responsables de cet acte criminel." Il accuse directement les États-Unis d'être derrière la mort de l'ayatollah Khamenei, survenue le 20 juin 2026 lors d'une attaque de drone à Téhéran. Selon les autorités iraniennes, 12 personnes ont été tuées dans cette frappe, dont le guide suprême.
Contexte de tensions
Cette menace intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre Téhéran et Washington. Les États-Unis ont nié toute implication dans l'attaque, mais l'Iran a immédiatement pointé du doigt Israël et les États-Unis. Depuis, les représailles se sont multipliées : l'Iran a lancé des frappes de missiles contre des bases américaines en Irak et en Syrie, et les forces américaines ont riposté en ciblant des installations des Gardiens de la révolution.
Réactions internationales
La communauté internationale s'inquiète d'une escalade régionale. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à la retenue, tandis que l'Union européenne a proposé une médiation. La Chine et la Russie ont exprimé leur soutien à l'Iran, tandis que les alliés des États-Unis, comme le Royaume-Uni et la France, ont appelé à la désescalade.
Impact sur la stabilité régionale
Les menaces de Mojtaba Khamenei, qui a succédé à son père à la tête de l'Iran le 21 juin 2026, risquent d'aggraver une situation déjà explosive. Selon des analystes, cette rhétorique belliqueuse pourrait viser à consolider son pouvoir en interne, alors que des dissensions apparaissent au sein du régime. Les Gardiens de la révolution, puissante force militaire, ont appelé à une réponse ferme contre les États-Unis.
Les marchés pétroliers ont réagi avec nervosité, le prix du baril de brut augmentant de 5 % après l'annonce. Les experts craignent une perturbation des approvisionnements dans le détroit d'Ormuz, par où transite 20 % du pétrole mondial.



