Le département du Trésor américain a dévoilé, ce mercredi 29 juillet 2026, un nouveau train de sanctions visant douze entités iraniennes. Selon un communiqué officiel, ces structures sont accusées de fournir un soutien financier et logistique aux Gardiens de la Révolution islamique (IRGC), unité d’élite de l’armée iranienne.
Les nouvelles sanctions américaines
Les sanctions, prises en vertu du décret exécutif 13224, gèlent les avoirs aux États-Unis des entités désignées et interdisent à toute personne américaine de réaliser des transactions avec elles. Le secrétaire au Trésor, cité dans le communiqué, a déclaré : « Ces mesures ciblent les réseaux financiers qui permettent aux Gardiens de la Révolution de financer leurs activités déstabilisatrices au Moyen-Orient. »
Cibles des sanctions
Parmi les entités visées figurent trois banques iraniennes, deux sociétés de négoce de pétrole, ainsi que plusieurs entreprises basées aux Émirats arabes unis et en Turquie. Selon des responsables américains, ces sociétés auraient transféré des fonds ou fourni des biens destinés à l’IRGC, notamment des composants électroniques utilisés dans les drones. Un haut fonctionnaire du Trésor a précisé : « Nous continuerons à utiliser tous les outils à notre disposition pour perturber les flux financiers illicites vers l’IRGC. »
Réactions internationales
Téhéran a immédiatement condamné ces sanctions, les qualifiant d’« illégales et injustifiées ». Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré que « ces actes hostiles ne resteront pas sans réponse ». De son côté, l’Union européenne a exprimé sa préoccupation tout en évitant de prendre position clairement. Les experts estiment que cette décision américaine intervient dans un contexte de tensions croissantes autour du programme nucléaire iranien et des négociations bloquées sur l’accord de Vienne.
Impact attendu
Les nouvelles sanctions pourraient avoir un impact significatif sur les échanges commerciaux de l’Iran avec ses partenaires, notamment dans le secteur pétrolier. Selon des analystes économiques, les entités sanctionnées contrôlent une part notable des exportations iraniennes de produits pétrochimiques. Cependant, l’efficacité de ces mesures est parfois remise en cause, car Téhéran a développé des mécanismes de contournement via des sociétés écrans. Le Département d’État a réaffirmé sa détermination à maintenir la pression jusqu’à ce que l’Iran cesse ce que Washington appelle ses « comportements déstabilisateurs ».
Ces sanctions s’inscrivent dans le cadre plus large de la politique de « pression maximale » initiée sous l’administration précédente et que l’actuel gouvernement américain a partiellement réactivée. En ciblant spécifiquement les Gardiens de la Révolution, les États-Unis visent à affaiblir une institution clé du pouvoir iranien, impliquée à la fois dans la répression interne et dans les opérations extérieures en Syrie, au Yémen et en Irak.



