Niger : l'armée affirme reprendre le contrôle après des tirs à Niamey
Niger : l'armée dit reprendre le contrôle après des tirs

Le régime militaire du Niger a déclaré, samedi 29 août, reprendre progressivement le contrôle de la situation après une nuit marquée par des tirs nourris dans la capitale, Niamey. Selon les autorités, ces tirs émanaient de mutins, mais l'ordre serait en voie de rétablissement.

Une nuit de tirs attribuée à des mutins

Dans la nuit de vendredi à samedi, des détonations ont été entendues dans plusieurs quartiers de Niamey, semant l'inquiétude parmi la population. Les autorités militaires, qui ont pris le pouvoir lors d'un coup d'État en juillet 2023, ont rapidement réagi en affirmant que ces tirs provenaient de « éléments épars » de l'armée, qualifiés de mutins. Aucun bilan officiel n'a été communiqué dans l'immédiat.

Le porte-parole du gouvernement, le colonel Amadou Abdramane, a précisé que « la situation est sous contrôle » et que « les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens ». Il a appelé la population à « rester calme et à vaquer à ses occupations ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un pouvoir contesté depuis le coup d'État de 2023

Ce regain de tension intervient dans un contexte déjà fragile. Depuis le renversement du président Mohamed Bazoum en juillet 2023, le Niger est dirigé par une junte militaire qui fait face à des défis sécuritaires et politiques majeurs. Les tentatives de déstabilisation, qu'elles soient internes ou externes, sont régulièrement dénoncées par les autorités.

Les habitants de Niamey, interrogés par des médias locaux, décrivent une nuit « angoissante », marquée par des tirs « intenses mais brefs ». Les marchés et les écoles sont restés fermés samedi matin, tandis que les patrouilles militaires ont été renforcées dans les rues de la capitale.

Un impact sécuritaire et diplomatique

Cette mutinerie, si elle est confirmée, pourrait avoir des répercussions sur la stabilité du régime. Les autorités ont déjà procédé à des interpellations, mais aucun détail n'a été fourni sur le nombre de suspects ou leur appartenance. La junte, qui a rompu les accords militaires avec la France et s'est rapprochée de la Russie, cherche à consolider son pouvoir.

Sur le plan diplomatique, la situation est suivie de près par les pays voisins et les organisations internationales, qui craignent une extension de l'instabilité dans la région du Sahel. Pour l'instant, le gouvernement assure que « le calme est revenu » et que les opérations de sécurisation se poursuivent. La suite des événements dépendra de la capacité des autorités à rétablir durablement l'ordre et à répondre aux revendications des mutins.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale