Le président américain Donald Trump est poussé à l'escalade militaire en Iran après la mort de deux soldats américains lors d'une attaque près de la frontière irano-irakienne, selon des sources proches de l'administration. L'incident, survenu dans la nuit du 18 au 19 juillet, a fait trois blessés supplémentaires parmi les forces américaines.
Des représailles immédiates envisagées
Selon un responsable du Pentagone, "l'état-major prépare plusieurs options de riposte, allant de frappes ciblées contre des positions des Gardiens de la révolution à des opérations plus larges". Les conseillers militaires de Trump auraient recommandé une réponse "proportionnée mais ferme" pour dissuader de nouvelles attaques.
"Le président est déterminé à protéger nos troupes et à répondre à cette agression", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, sous couvert d'anonymat. "Il examine les options avec son équipe de sécurité nationale."
Un contexte de tensions croissantes
Cette attaque survient dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Téhéran. Depuis le retrait américain de l'accord nucléaire iranien en 2018, les incidents se sont multipliés dans la région. En juin, l'Iran avait abattu un drone américain, et en juillet, des navires avaient été attaqués dans le Golfe.
Les États-Unis comptent environ 5 200 soldats en Irak, dont une partie est déployée près de la frontière iranienne. Selon des experts, l'attaque de samedi pourrait être liée à des frappes israéliennes récentes contre des positions iraniennes en Syrie.
Réactions internationales
L'Union européenne a appelé à la retenue, tandis que la Russie a mis en garde contre une escalade qui "mettrait en danger toute la région". Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté les deux parties à éviter une confrontation directe.
En Iran, le guide suprême Ali Khamenei a salué l'attaque comme une "victoire de la résistance", mais les Gardiens de la révolution ont démenti toute implication, selon l'agence Fars.



