Dans la Sarre, près de la frontière française, l'ancienne aciérie Völklinger Hütte s'est transformée en un haut lieu culturel. Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1994, elle accueille jusqu'à mi-novembre la 8e édition de sa biennale d'art urbain, avec une cinquantaine de créateurs européens et américains.
De l'industrie à la culture
Les hauts fourneaux de Völklinger Hütte se sont éteints en 1986. Le site, décrit par l'Unesco comme « la seule usine sidérurgique intégrée construite et équipée aux XIXe et XXe siècles qui soit restée intacte », est ouvert au public toute l'année. Depuis le lancement de la biennale en 2011, une trentaine d'œuvres d'art urbain sont disséminées sur les 6 hectares du complexe.
Une biennale immersive
La 8e édition, inaugurée début mai, invite les visiteurs à explorer le dédale de métal, où tuyaux et passerelles rouillés évoquent les entrailles d'un colosse d'acier. Les artistes jouent avec la singularité de l'environnement, y compris la végétation qui a envahi certaines zones désaffectées. Selon Stéphanie Condis, journaliste, « ce fil rouge permet d'explorer en profondeur le dédale de métal où l'entrelacement de tuyaux et passerelles rouillés évoque les entrailles d'un colosse d'acier dont l'esthétique brute est impressionnante ».
Un site vivant toute l'année
En dehors de la biennale, Völklinger Hütte propose des visites guidées et des expositions permanentes. L'ancien fleuron de l'industrie allemande attire les amateurs d'urbex (exploration urbaine) et de street art, mêlant patrimoine industriel et création contemporaine.



