Décès de l'Ayatollah Khamenei : Réactions contrastées et incertitudes sur l'avenir de l'Iran
Mort de Khamenei : Réactions et avenir incertain de l'Iran

Décès de l'Ayatollah Ali Khamenei : Un tournant pour l'Iran et des réactions mondiales contrastées

L'Ayatollah Ali Khamenei, figure emblématique de la République islamique d'Iran, est décédé, suscitant des réactions contrastées et des interrogations profondes sur l'avenir du pays. Le guide suprême, dont la mort a été confirmée dimanche par Téhéran, incarnait depuis des décennies la confrontation idéologique avec les États-Unis, surnommés le « Grand Satan », et Israël, son ennemi juré.

Réactions internationales et contexte de la mort

Le président américain a affirmé sur Truth Social : « Khamenei, l'une des personnes les plus diaboliques de l'Histoire, est mort ». Bien que l'Iran n'ait pas officiellement confirmé son décès, les informations indiquant qu'il a péri dans une attaque menée par les États-Unis et Israël ont provoqué des cris de joie à Téhéran. Un présentateur de la télévision d'État, en larmes, a annoncé le décès à l'aube, sans mentionner les frappes israéliennes et américaines de samedi contre sa résidence.

Les Gardiens de la Révolution ont rapidement promis un « châtiment sévère » aux « meurtriers », en ciblant explicitement Israël et les États-Unis. Ali Khamenei, reconnaissable à son turban noir de « seyyed », sa barbe blanche et ses lunettes, détenait un pouvoir quasi-absolu sur les affaires religieuses, politiques et militaires en Iran.

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Un règne marqué par les crises et la répression

Nommé guide suprême en juin 1989 après la mort de l'Ayatollah Khomeini, Ali Khamenei a dirigé l'Iran pendant plus de trois décennies, une période émaillée de crises. Son accession au pouvoir s'est déroulée sans heurts, grâce à son expérience de président durant la guerre Iran-Irak. Cependant, son règne a été marqué par des contestations majeures, comme le Mouvement vert en 2009 et le mouvement « Femmes, Vie, Liberté » en 2022.

Il qualifiait souvent les protestations de « séditions » et justifiait leur répression, accusant des « complots » ourdis par des « ennemis » étrangers. La République islamique a régulièrement été critiquée par des ONG et l'ONU pour des violations des droits humains.

Origines modestes et ascension politique

Né dans une famille azérie pauvre de Machhad en 1939, Ali Khamenei a étudié dans les centres chiites de Najaf et Qom. Son activisme contre le chah lui a valu des années de prison dans les années 1960 et 1970. Fidèle à Khomeini, il a été récompensé en dirigeant les prières du vendredi à Téhéran en 1980, avant d'être élu président l'année suivante.

Il a survécu à une tentative d'assassinat qui a paralysé partiellement sa main droite. Connu pour son mode de vie sobre, il voyageait rarement hors d'Iran et habitait une résidence modeste à Téhéran.

Héritage et succession incertaine

Sous sa direction, la maison du guide est devenue une institution puissante, équivalant à un État dans l'État. Il a supervisé six présidents aux orientations variées et a étendu l'influence des Gardiens de la Révolution en Iran et au-delà, notamment au Liban, en Irak et en Syrie. Cependant, cet « axe de la résistance » a été fragilisé par les actions israéliennes après l'attaque du Hamas en octobre 2023.

Ali Khamenei était aussi un amateur de littérature, admirateur de Victor Hugo et passionné de poésie. Il avait six enfants, dont Mojtaba, considéré par certains comme un possible successeur, bien que son père ait démenti cette éventualité. Sa mort laisse un vide de pouvoir et des questions cruciales sur la succession et l'avenir politique de l'Iran.

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