Mort de Daniel Siad : l'autopsie ne révèle pas de traces de violences récentes
Mort de Daniel Siad : autopsie sans traces de violences

L'autopsie de Daniel Siad, syndicaliste franco-turc retrouvé mort le 18 juillet 2026 à Istanbul, n'a pas révélé de traces de violences récentes, a annoncé le parquet général d'Istanbul ce vendredi 24 juillet. Selon le rapport préliminaire, la mort serait due à une crise cardiaque, mais des examens complémentaires sont en cours pour déterminer les causes exactes du décès.

Un syndicaliste engagé retrouvé sans vie

Daniel Siad, 54 ans, était un militant syndicaliste connu pour son engagement en faveur des droits des travailleurs en Turquie. Il avait été porté disparu le 15 juillet 2026 après avoir quitté son domicile pour se rendre à une réunion syndicale. Son corps a été retrouvé trois jours plus tard dans un parc de la ville, sans signes apparents de violence.

L'annonce de son décès a suscité une vive émotion en France et en Turquie. Le ministère français des Affaires étrangères a demandé une enquête transparente et approfondie. De son côté, la famille de Daniel Siad a exprimé ses doutes quant à la thèse de la crise cardiaque, évoquant des menaces qu'il aurait reçues en raison de son activité syndicale.

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Des examens complémentaires en cours

Le parquet d'Istanbul a précisé que l'autopsie, réalisée à l'Institut médico-légal d'Istanbul, n'a montré aucune lésion ou trace de violence récente. Des analyses toxicologiques et histologiques sont en cours pour écarter toute autre cause de mort violente. Les résultats définitifs sont attendus dans les prochaines semaines.

Selon une source proche de l'enquête, les enquêteurs examinent également les enregistrements des caméras de surveillance et les témoignages des proches pour reconstituer les derniers jours de Daniel Siad. Aucune piste n'est pour l'instant privilégiée.

Une affaire sensible sur fond de tensions politiques

La mort de Daniel Siad intervient dans un contexte de répression accrue des syndicalistes en Turquie, selon plusieurs organisations de défense des droits humains. Amnesty International a appelé à une enquête indépendante, soulignant que les syndicalistes sont régulièrement victimes de harcèlement et de violences.

En France, le gouvernement a réagi avec prudence. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré : "Nous suivons cette affaire avec la plus grande attention et nous attendons des autorités turques qu'elles fassent toute la lumière sur les circonstances de ce décès." La famille du défunt a quant à elle déposé une plainte auprès de la justice française.

Un précédent inquiétant

Cette affaire rappelle d'autres cas de militants syndicaux morts dans des circonstances troubles en Turquie. En 2015, le syndicaliste Metin Lokumcu était décédé lors d'une manifestation, et en 2018, le militant écologiste Mehmet Ali Kaya avait été retrouvé mort dans des conditions similaires. Dans les deux cas, les autopsies officielles avaient conclu à des causes naturelles, mais des expertises indépendantes avaient contesté ces conclusions.

Les proches de Daniel Siad espèrent que cette fois, la vérité éclatera. Son frère, Mehmet Siad, a déclaré : "Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n'aurons pas obtenu des réponses. Daniel était un homme en pleine santé, il ne peut pas être mort d'une crise cardiaque sans raison."

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