Missiles de Sète saisis en Italie : MBDA confirme la mission
Missiles de Sète saisis en Italie : MBDA confirme

Quatre missiles antichars Akeron MP, transportés par un salarié de MBDA France, ont été saisis par les autorités italiennes début juin. Le conducteur, Régis Normand, 46 ans, est détenu depuis près de trois mois à Bari, dans le sud de l'Italie, sans pouvoir contacter ses proches. La société française MBDA confirme que le quadragénaire travaillait pour eux, mais la justice italienne reste suspicieuse.

Un contrôle au ferry révèle des missiles de guerre

Régis Normand a été interpellé le 8 juin à l'issue d'un contrôle effectué à la descente d'un ferry en provenance de Grèce. Les douaniers italiens ont découvert quatre missiles antichars Akeron MP avec leurs tubes de lancement dans sa camionnette. Selon son avocat, l'homme "effectuait un transport autorisé dans le cadre d'une mission contractuelle avec un sous-traitant de la société MBDA France". Il ajoute : "Il ne s'agit en aucun cas d'un trafic d'armes de guerre ! Il n'a commis aucune infraction mais depuis début juin."

Les missiles, "dépourvus de charge pyrotechnique", étaient partis de Sète (Hérault) en direction d'une base de l'Otan en Crète. Ils devaient ensuite être réacheminés en région parisienne sur le site de MBDA France, avec une autorisation délivrée par le ministère des Armées. Une version confirmée par la société tricolore.

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Des anomalies pointées par la justice italienne

De son côté, la justice italienne estime que certaines "anomalies" sont présentes, à savoir des erreurs de date sur les documents, un flou sur l'origine et la destination finale de ces missiles. Une opération sans autorisation locale non plus. Les autorités italiennes restent donc suspicieuses malgré les explications fournies.

Ces missiles Akeron MP sont des armes antichars portables utilisés pour les exercices de l'OTAN. Leur présence dans une camionnette civile, même sans charge explosive, a suscité l'émoi des autorités italiennes, qui s'interrogent sur les procédures de transport de ce type de matériel militaire à travers l'Europe.

Une détention prolongée sans contact

Depuis son arrestation, Régis Normand est détenu dans une prison du sud de l'Italie, non loin de Bari, sans pouvoir contacter ses proches. Son avocat dénonce une situation injuste, affirmant que son client n'a commis aucune infraction et que le transport était autorisé dans le cadre de sa mission contractuelle.

La société MBDA France, de son côté, a confirmé que Régis Normand travaillait pour eux, mais n'a pas fourni de détails supplémentaires sur les circonstances exactes de cette mission. L'affaire reste donc en suspens, la justice italienne devant déterminer si des irrégularités ont été commises lors de ce transport de missiles entre la France, la Grèce et l'Italie.

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