Mali : attaque meurtrière contre un camp militaire à San
Mali : attaque meurtrière contre un camp militaire à San

Au moins dix militaires maliens ont été tués dimanche 9 août 2026 dans la ville de San, dans le centre du Mali, lors d'une attaque menée contre un camp de l'armée. L'assaut a été revendiqué par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ont rapporté des sources sécuritaires et locales à l'AFP.

Un camp temporairement occupé par les assaillants

Selon une source sécuritaire, le camp a été « temporairement occupé par les assaillants », avant que les forces armées maliennes ne reprennent le contrôle. Le bilan provisoire fait état d'« environ 10 militaires tués ». Une source locale a également confirmé des pertes au sein des forces armées, sans en préciser le nombre exact. « Il y a eu des pertes côté ami, mais nos évaluations sont en cours. Nos hommes ont repris le contrôle », a-t-elle déclaré à l'AFP.

L'armée malienne minimise l'incident

De son côté, l'armée malienne a publié un communiqué dimanche, évoquant une simple « tentative d'attaque sur l'emprise FAMa de San ce dimanche 9 août 2026 à 5h30 ». L'état-major affirme qu'une « riposte vigoureuse des FAMa » a eu lieu et que « la tentative a été repoussée », assurant que « la situation est sous contrôle ». Cette version contraste avec les informations fournies par les sources locales et sécuritaires, qui font état de pertes significatives.

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Le JNIM revendique une prise de contrôle totale

Dans son message de revendication, le JNIM affirme avoir procédé à la « prise de contrôle totale d'une caserne de l'armée malienne dans la ville de San, dans la région de Ségou, ce matin ». Cette attaque s'inscrit dans un contexte de recrudescence des violences djihadistes dans le pays.

Le 18 juillet dernier, au moins 50 militaires avaient été tués dans le nord du Mali lorsqu'un convoi de l'armée avait été attaqué par la coalition des djihadistes du JNIM et des indépendantistes touareg du Front de Libération de l'Azawad (FLA). Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières subies par l'armée depuis le début du conflit au Mali.

Un conflit qui s'étend

La ville de San, située dans la région de Ségou, est relativement éloignée des zones traditionnellement actives du conflit, qui touche principalement le nord et le centre du Mali. Cette attaque montre que les groupes djihadistes étendent leur zone d'opérations, malgré les efforts des autorités maliennes et de leurs partenaires pour sécuriser le territoire.

Le Mali est en proie à l'insécurité depuis 2012, avec l'émergence de groupes armés liés à Al-Qaïda et à l'État islamique. Les opérations militaires, notamment celles menées par les FAMa avec le soutien de la force Barkhane (aujourd'hui remplacée par d'autres dispositifs), n'ont pas réussi à endiguer la violence. Les attaques contre les forces armées se multiplient, causant de lourdes pertes humaines.

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