Les dirigeants européens ont unanimement condamné, mardi 25 août, la « stratégie de la terreur » menée par la Russie en Ukraine, après une série de frappes meurtrières ayant touché des infrastructures civiles et énergétiques. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé des « actes de terreur » et promis un soutien « sans faille » à Kyiv, tandis que le Conseil européen a appelé à un renforcement des sanctions contre Moscou.
Une condamnation ferme des capitales européennes
Dans une déclaration commune publiée à l’issue d’une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères, les Vingt-Sept ont exprimé leur « indignation » face aux bombardements qui ont fait au moins 12 morts et plus de 80 blessés dans la région de Kharkiv, selon les autorités ukrainiennes. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a qualifié ces frappes de « violations flagrantes du droit international humanitaire » et a réaffirmé le soutien militaire et financier de l’UE à l’Ukraine.
La France et l’Allemagne ont particulièrement insisté sur la nécessité de maintenir une pression maximale sur le Kremlin. Le président français Emmanuel Macron a évoqué « une escalade inacceptable » et a appelé à « une réponse européenne unie et ferme ». De son côté, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré que « la terreur ne saurait rester sans conséquences » et a plaidé pour de nouvelles sanctions économiques.
Des frappes meurtrières sur les infrastructures civiles
Les frappes russes de ces derniers jours ont visé des zones résidentielles, des hôpitaux et des installations énergétiques dans plusieurs régions ukrainiennes. Selon le ministère ukrainien de la Défense, plus de 120 missiles et drones ont été lancés en 48 heures, dont la majorité a été interceptée par la défense antiaérienne. Cependant, les destructions ont provoqué des coupures d’électricité et d’eau dans plusieurs villes, aggravant une situation humanitaire déjà critique.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une « guerre contre les civils » et a renouvelé son appel à l’obtention de systèmes de défense antiaérienne supplémentaires. « Chaque missile abattu est une vie sauvée », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence de fournir à l’Ukraine des équipements de défense plus sophistiqués.
Un soutien européen renforcé et des sanctions accrues
En réponse, les ministres européens ont convenu d’accélérer la livraison de munitions et de systèmes de défense antiaérienne, et d’étudier un nouveau paquet de sanctions visant le secteur énergétique russe. La Commission européenne a également annoncé le déblocage d’une aide humanitaire supplémentaire de 50 millions d’euros pour faire face aux besoins urgents des populations affectées.
Cette condamnation intervient alors que les discussions se poursuivent sur l’utilisation des avoirs russes gelés pour financer la reconstruction de l’Ukraine. Les Vingt-Sept ont réaffirmé leur détermination à soutenir Kyiv « aussi longtemps qu’il le faudra », tout en appelant à la création d’un tribunal spécial pour juger les crimes de guerre commis en Ukraine.
La réunion de mardi marque une nouvelle étape dans la réponse européenne face à l’escalade russe, mais elle souligne aussi les défis à venir pour maintenir l’unité et l’efficacité de l’action commune.



