L'Iran menace de séisme tout pays rejoignant Washington
L'Iran menace de séisme tout pays rejoignant Washington

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a déclaré que toute nation qui rejoindrait les États-Unis dans leur guerre économique contre l'Iran subirait une confrontation "comme un séisme". Cette mise en garde, rapportée par l'agence de presse officielle iranienne IRNA, intervient alors que Washington intensifie sa pression sur Téhéran.

Une menace directe contre les alliés de Washington

Lors d'une réunion avec des diplomates étrangers à Téhéran, Amir-Abdollahian a précisé que "notre confrontation sera comme un séisme" pour tout pays qui s'alignerait sur les sanctions américaines. Il a ajouté que l'Iran ne resterait pas passif face à ce qu'il qualifie de "guerre économique" menée par les États-Unis.

Cette déclaration fait suite à la décision de l'administration Trump de rétablir des sanctions unilatérales contre l'Iran, après le retrait américain de l'accord nucléaire de 2015. Les sanctions visent les secteurs pétrolier, bancaire et minier iraniens, avec pour objectif de réduire à zéro les exportations de pétrole iranien.

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Un contexte de tensions régionales accrues

Les propos du ministre iranien interviennent dans un climat de fortes tensions au Moyen-Orient. L'Iran a déjà menacé de bloquer le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, en cas de nouvelles sanctions. Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région, tandis que l'Europe tente de sauver l'accord nucléaire.

Selon des observateurs, cette rhétorique belliqueuse vise à dissuader les alliés régionaux de Washington, comme l'Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, de soutenir activement la campagne de sanctions. L'Iran cherche également à maintenir des canaux de dialogue avec l'Europe, qui a exprimé son opposition au retrait américain.

Des conséquences économiques et diplomatiques

Les menaces iraniennes pourraient avoir des répercussions sur les marchés pétroliers, déjà volatils. Les prix du brut ont légèrement augmenté après les déclarations d'Amir-Abdollahian, les investisseurs redoutant une perturbation de l'approvisionnement mondial.

Sur le plan diplomatique, cette position pourrait compliquer les efforts européens pour préserver l'accord de Vienne, notamment via le mécanisme de paiement INSTEX, conçu pour contourner les sanctions américaines. L'Iran exige des garanties concrètes sur les bénéfices économiques de l'accord, menaçant de reprendre l'enrichissement d'uranium si ses intérêts ne sont pas assurés.

La communauté internationale suit de près l'évolution de cette crise. Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si la menace iranienne se matérialise, ou si un dialogue diplomatique peut être maintenu malgré les tensions.

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