Jared Kushner, conseiller senior de la Maison Blanche, doit se rendre en Israël pour tenter d'aplanir les divergences entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu concernant le plan américain pour Gaza. Selon une source proche du dossier, cette visite vise à clarifier les positions et à préparer le terrain pour une éventuelle mise en œuvre du plan.
Un plan controversé pour l'après-conflit
Le plan américain, présenté par l'administration Trump, prévoit une administration intérimaire de Gaza sous supervision internationale, avec un rôle réduit pour l'Autorité palestinienne. Il inclut également le déploiement d'une force multinationale pour maintenir la sécurité, ainsi qu'un plan de reconstruction économique. Toutefois, des divergences importantes subsistent entre Washington et Jérusalem, notamment sur la question de la souveraineté et du calendrier de mise en place.
Netanyahu aurait exprimé des réserves sur certains aspects du plan, en particulier concernant le rôle de l'Autorité palestinienne et la possibilité de négociations avec le Hamas. Trump, de son côté, pousse pour une avancée rapide, souhaitant présenter un succès diplomatique avant les élections de mi-mandat.
Kushner, un intermédiaire privilégié
Jared Kushner, qui a joué un rôle clé dans l'élaboration du plan de paix de Trump pour le Moyen-Orient, est considéré comme un intermédiaire de confiance par les deux parties. Sa visite intervient après plusieurs échanges tendus entre Trump et Netanyahu, qui ont mis en lumière leurs différences d'approche.
Selon un responsable israélien cité par le journal, « Kushner est attendu pour discuter des modalités pratiques du plan et pour trouver un compromis sur les points de friction ». Cette visite pourrait également aborder la question de la reconstruction de Gaza, un enjeu majeur après les destructions causées par les récents affrontements.
Des enjeux régionaux et internationaux
Le plan américain est suivi de près par les pays de la région, notamment l'Égypte et la Jordanie, qui pourraient être impliqués dans la force multinationale. Les États-Unis cherchent à obtenir un large soutien international, mais plusieurs pays européens ont exprimé des réserves, craignant une marginalisation de l'Autorité palestinienne.
La visite de Kushner intervient alors que la situation humanitaire à Gaza demeure critique. Selon les Nations unies, près de 80 % de la population dépend de l'aide internationale, et les infrastructures de base sont largement détruites. Le plan de reconstruction, estimé à plusieurs milliards de dollars, nécessitera un engagement financier important de la communauté internationale.
Des négociations cruciales pour l'avenir de Gaza
Les discussions entre Kushner et les responsables israéliens devraient se concentrer sur les modalités de transition et la sécurisation de la zone. Des sources proches du dossier indiquent que des progrès ont été réalisés sur certains points, mais que des divergences persistent sur le rôle du Hamas et la date de restitution du contrôle à une autorité palestinienne élargie.
Cette visite est perçue comme un test de la capacité de l'administration Trump à concrétiser son plan, alors que le temps presse. Une issue positive pourrait renforcer la position de Trump au Moyen-Orient, mais un échec risquerait de fragiliser davantage la stabilité régionale. Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si un accord peut être trouvé.



