Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a opposé ce dimanche une fin de non-recevoir à la dernière feuille de route américaine, pourtant acceptée par le Hamas. Présentée fin juillet par le « Conseil de Paix » de Donald Trump, cette proposition en 15 points devait ouvrir la voie à la deuxième phase du plan de paix pour Gaza. Mais lors d'une réunion du cabinet, M. Netanyahou a clairement conditionné tout retrait israélien du territoire palestinien à un « véritable » désarmement du mouvement islamiste.
Un rejet sans appel
« Israël rejette le document en 15 points », a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que l'armée israélienne « n'effectuera aucun retrait (du territoire palestinien) tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé ». Cette position ferme intervient alors que le Hamas avait donné son accord de principe à ce plan, suscitant l'espoir d'une avancée dans les négociations.
Le document en question, élaboré par le Conseil de Paix mis en place par l'ancien président américain, prévoyait des étapes progressives pour la stabilisation de la bande de Gaza, notamment un cessez-le-feu durable et des discussions sur l'avenir politique du territoire. Le refus israélien marque un coup d'arrêt à ce processus.
Les conditions israéliennes
Pour Israël, la question du désarmement du Hamas reste une ligne rouge absolue. Netanyahou a réaffirmé que toute avancée dans le plan de paix est subordonnée à la neutralisation militaire du mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis 2007. Cette exigence, maintes fois répétée, est perçue comme un préalable indispensable pour garantir la sécurité d'Israël.
De son côté, le Hamas avait accepté le plan américain, y voyant une opportunité de sortir de l'impasse humanitaire et politique. Mais l'acceptation du Hamas n'a pas suffi à rassurer Jérusalem, qui doute des intentions réelles du mouvement et de sa capacité à se conformer à un désarmement complet.
Des négociations dans l'impasse
Ce nouveau refus israélien risque de prolonger l'impasse dans les négociations, alors que la communauté internationale appelle à une désescalade et à une reprise du dialogue. L'Égypte et le Qatar, médiateurs historiques dans le conflit, pourraient tenter de relancer la dynamique, mais la position israélienne semble inflexible.
En attendant, la situation humanitaire à Gaza demeure critique, avec une population qui subit les conséquences du blocus et des conflits répétés. Le rejet du plan américain par Israël pourrait également compliquer les relations avec Washington, bien que l'administration Trump ait toujours affiché un soutien sans faille à l'État hébreu.
Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si un compromis est possible, ou si la région s'achemine vers une nouvelle escalade. Une chose est sûre : la feuille de route américaine, qui semblait offrir une lueur d'espoir, se heurte désormais à un mur israélien.



