Israël se préparait activement au déclenchement de frappes aériennes contre l'Iran depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, selon des informations concordantes. Cette préparation prolongée reflète les inquiétudes persistantes des dirigeants israéliens et des experts militaires, qui affirment que Téhéran tente de reconstituer à un rythme accéléré ses stocks de missiles de longue portée, constituant une menace directe pour la sécurité nationale.
Un soutien politique quasi unanime
Ces dernières semaines, la quasi-totalité du monde politique israélien a exprimé son soutien à une opération militaire potentielle, menée conjointement par les États-Unis et l'État hébreu. Cette position commune illustre une forme d'union nationale parmi les élites politiques face au régime islamiste iranien, transcendant les clivages partisans habituels.
La position de l'opposition
Yair Lapid, dirigeant du premier parti d'opposition à la Knesset, a clairement défendu cette approche le 23 février. De manière significative, il a tenu ces propos le même jour où il présentait une motion de défiance contre le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, qui dirige une coalition entre la droite nationaliste et l'extrême droite suprémaciste depuis décembre 2022.
« Israël ne devrait pas hésiter, même au prix d'une confrontation prudente avec les Américains, à bombarder non seulement des cibles militaires, mais aussi les champs pétroliers et les installations énergétiques iraniens », a déclaré M. Lapid. « Cela mettra fin à leur économie, et c'est ce qui fera tomber les ayatollahs », a-t-il ajouté, soulignant une stratégie visant à affaiblir fondamentalement le régime par des frappes économiques ciblées.
Un contexte de tensions régionales croissantes
Les préparatifs israéliens s'inscrivent dans un contexte de tensions régionales exacerbées, où la course aux armements et les déclarations belliqueuses alimentent les craintes d'une escalade militaire. Les analystes observent que la fenêtre d'action pourrait se refermer rapidement si l'Iran parvient à sécuriser pleinement ses capacités de dissuasion.
La coordination avec les États-Unis reste un élément crucial, bien que potentiellement source de friction, comme l'a noté Yair Lapid. Les décideurs israéliens doivent naviguer entre la nécessité d'une action décisive et le maintien d'alliances stratégiques, dans un équilibre géopolitique complexe.



