Iran-Émirats : « En cinq heures, il n’y a plus de Dubaï », alerte un expert
Iran-Émirats : « En cinq heures, il n’y a plus de Dubaï »

La guerre au Moyen-Orient ricoche de nouveau sur les Émirats arabes unis. Ce lundi 4 mai 2026, le pays de la péninsule arabique a indiqué avoir été la cible de plusieurs attaques iraniennes, dont une frappant son site pétrolier de Fujaïrah, ville portuaire située sur la côte est. Depuis le début du conflit entre Israël, les États-Unis et l’Iran début mars 2026, les Émirats arabes unis sont identifiés par Téhéran comme des alliés de ses ennemis en tant que signataires des Accords d’Abraham. Cet ensemble de traités, signés en 2020 sous l’impulsion des États-Unis de Donald Trump, instaure une « normalisation diplomatique » entre Israël et plusieurs États arabes dont les Émirats arabes unis.

Une escalade à haut risque

L’escalade serait à haut risque pour les Émirats, analysait ce mardi 5 mai 2026 le journaliste Christian Chesnot sur le plateau de C dans l’air sur France Télévisions. Après les attaques de ce lundi, les autorités des Émirats ont dénoncé « une escalade dangereuse » et précisé qu’elles se réservaient le droit de riposter, sans toutefois mettre en œuvre de riposte importante.

Expert du Proche et du Moyen-Orient depuis plusieurs dizaines d’années, l’ex-otage en Irak qui officie sur France Inter décrypte : « Il y a une énorme frustration du côté des Émirats. Ils ont déjà un peu réagi mais ils ne peuvent pas aller très loin, sinon ils sont rasés. S’ils s’avisaient de frapper ou d’entrer en guerre massive contre les Iraniens, en cinq heures, il n’y a plus de Dubaï. C’est-à-dire des vrais missiles qui tapent les tours et qui tapent le dessalement, le pétrole, comme ça s’est passé en Arabie saoudite. Malgré le dôme de fer, il y aurait des dégâts considérables. Ce serait presque la fin de Dubaï. Un retour 50 ans en arrière. Donc ils ne peuvent pas se permettre d’avoir un conflit ouvert, armé, massif », analyse ainsi Christian Chesnot.

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La France tente une médiation

Ce mardi 5 mai 2026, c’est le président français qui a tenté de peser dans la désescalade. Lors d’un appel au président iranien, Massoud Pezeshkian, Emmanuel Macron a condamné « les frappes injustifiées contre les infrastructures civiles » des Émirats arabes unis « et plusieurs navires ». Reste à savoir comment la situation, à multiples inconnues, va évoluer dans les jours et les semaines qui viennent.

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