Le sélectionneur de l'équipe d'Iran, Amir Ghalenoei, a vivement critiqué le traitement réservé à sa délégation lors de la Coupe du Monde 2026, estimant qu'il « nuit à l'esprit du football ». Dans une déclaration rapportée par l'agence de presse iranienne Mehr, il a dénoncé des conditions jugées indignes, notamment sur le plan logistique et administratif.
Des conditions dénoncées dès l'arrivée
Selon Ghalenoei, les joueurs et le staff ont subi des retards et des restrictions injustifiées dès leur arrivée au pays hôte. Il a précisé que les autorités locales n'avaient pas facilité les formalités d'entrée, contrairement à ce qui est habituellement pratiqué pour les équipes participantes. « Nous avons été traités comme des citoyens de seconde zone », a-t-il affirmé, ajoutant que ces dysfonctionnements ont perturbé la préparation de l'équipe.
Un impact sur le moral des joueurs
Le technicien iranien a souligné que ces difficultés ont eu un impact direct sur le moral de ses joueurs, qui se sont sentis « isolés et non respectés ». Il a rappelé que l'Iran participe à la compétition dans un esprit de fair-play et de respect mutuel, et que ces incidents vont à l'encontre des valeurs du football. « Le football doit unir, pas diviser. Ce traitement nuit à l'esprit même de ce sport », a-t-il insisté.
Des précédents diplomatiques
Cette situation intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre l'Iran et le pays organisateur. Plusieurs observateurs estiment que ces tracasseries pourraient être liées à des considérations politiques. L'équipe d'Iran avait déjà rencontré des problèmes similaires lors de précédentes compétitions internationales, notamment en matière de visas et d'accès aux infrastructures.
La FIFA saisie de l'affaire
La Fédération iranienne de football a officiellement saisi la FIFA pour dénoncer ces agissements. Dans un courrier, elle demande une enquête et des garanties pour le reste du tournoi. La FIFA n'a pas encore commenté publiquement, mais des sources internes indiquent que l'instance examine la situation. En attendant, l'équipe d'Iran tente de se concentrer sur ses matchs, mais le sélectionneur craint que ces distractions n'affectent les performances sportives.



