L'Iran accuse les États-Unis de saboter les négociations de paix
Les négociations entre l'Iran, Israël et les États-Unis sont au point mort ce samedi 23 mai. L'Iran a accusé les États-Unis de saboter le processus de paix avec des « exigences excessives », tandis qu'un changement d'agenda de Donald Trump alimente les spéculations sur une possible reprise des hostilités.
Washington se prépare à de possibles frappes
Selon les médias Axios et CBS, le gouvernement américain envisage de nouvelles frappes contre l'Iran. Donald Trump a modifié son agenda pour rester à Washington ce week-end, ce qui renforce les spéculations sur une reprise des hostilités contre Téhéran. Vendredi matin, le président américain a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre en Iran, mais aucune décision n'a encore été prise, selon CBS.
À la mi-journée, Donald Trump a annoncé qu'il ne pourrait pas assister au mariage de son fils Don Jr. et qu'il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, en raison de « raisons ayant trait aux affaires de l'État ». La Maison-Blanche n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.
L'Iran accuse les États-Unis de saboter les négociations
L'Iran a accusé samedi les États-Unis de saboter les négociations pour mettre fin à la guerre avec des « exigences excessives ». Dans une conversation avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est plaint des « positions contradictoires et demandes excessives répétées » des États-Unis, rapportent les agences Tasnim et Fars. Selon Araghchi, ces facteurs « perturbent le processus de négociations menées sous l'égide du Pakistan ».
« Malgré sa profonde méfiance envers les États-Unis, la République islamique d'Iran s'est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s'efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable », a-t-il toutefois ajouté.
Contexte du conflit
Ce nouveau direct consacré au conflit au Moyen-Orient fait suite à plusieurs développements récents, notamment la traque de Monica Witt, une ex-espionne qui a trahi les États-Unis pour l'Iran, et les menaces de l'Iran contre les États-Unis promettant une guerre bien « au-delà de la région » en cas d'attaque. Le chef de l'armée pakistanaise s'est également rendu en Iran pour « poursuivre les discussions ».



