Haïti investit un troisième gouvernement de transition, les élections d'août s'éloignent
Haïti : troisième gouvernement de transition investi, élections compromises

Le premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a pris la parole lors d'une cérémonie marquant la fin du Conseil présidentiel de transition, à Port-au-Prince, en Haïti, samedi 7 février 2026. Cet événement a officiellement investi un troisième gouvernement de transition consécutif dans le pays, près de cinq ans après l'assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021.

Une perspective électorale qui s'éloigne

La perspective du déroulement des élections générales prévues en août, les premières depuis dix ans, semble déjà s'éloigner dans ce pays en proie à une profonde crise politique et sécuritaire. Ces élections, initialement attendues comme un retour à la stabilité, sont maintenant compromises par les tensions persistantes.

Une crise sécuritaire exacerbée

Ces dernières semaines, les gangs qui sèment la terreur depuis plusieurs années dans la capitale haïtienne ont redoublé de violence. Cette escalade de l'insécurité complique davantage le processus de transition et menace la tenue des scrutins.

Passation de pouvoir au Conseil présidentiel de transition

Samedi 7 février, alors que son mandat touchait à sa fin, le Conseil présidentiel de transition (CPT) a remis le pouvoir lors d'une cérémonie de passation à Port-au-Prince. Le pouvoir a été transféré à Alix Didier Fils-Aimé, le premier ministre nommé en novembre 2024 après le limogeage de son prédécesseur.

Origines du Conseil présidentiel de transition

Organe de gouvernance collégial, le CPT avait été installé à la tête du pays en avril 2024. Cette installation est intervenue à l'issue d'un compromis politique et sous la pression des partenaires internationaux d'Haïti, après la démission d'Ariel Henry. Ce dernier, impopulaire premier ministre, exerçait la présidence par intérim depuis l'assassinat du chef de l'État.

La situation actuelle en Haïti reste marquée par des défis majeurs, avec une transition politique prolongée et une insécurité croissante qui entravent les efforts de normalisation. Le pays continue de naviguer dans un contexte complexe, où les espoirs de stabilité à court terme semblent s'amenuiser face aux réalités sur le terrain.