Khaled Mechaal réaffirme le refus du Hamas de désarmer et de toute tutelle étrangère sur Gaza
Hamas refuse désarmement et tutelle étrangère sur Gaza

Khaled Mechaal affirme l'engagement du Hamas à conserver ses armes et à rejeter la tutelle étrangère

Khaled Mechaal, l'un des principaux dirigeants du mouvement islamiste palestinien Hamas, a pris la parole dimanche 8 février lors d'une conférence à Doha, au Qatar. Il a fermement déclaré que le Hamas ne renoncerait pas à ses armes et refuserait toute domination étrangère sur la bande de Gaza. Cette position intervient en dépit des appels répétés au désarmement lancés par Israël et les États-Unis, qui cherchent à mettre fin au conflit dans la région.

La résistance comme droit fondamental face à l'occupation

Lors de son discours, Mechaal a souligné que criminaliser la résistance, ses armes et ceux qui la mènent est inacceptable. Il a ajouté que l'armement du Hamas constitue une partie intégrante de la résistance contre Israël dans les territoires palestiniens. « Tant qu'il y a une occupation, il y a de la résistance. La résistance est le droit des peuples sous occupation. C'est quelque chose dont les nations sont fières », a-t-il affirmé. Khaled Mechaal, ancien chef du bureau politique du Hamas et actuel dirigeant du bureau de la diaspora, a ainsi réitéré l'engagement du mouvement à maintenir sa capacité militaire.

Le plan de paix américain et les lignes rouges du Hamas

Après la mise en œuvre d'un cessez-le-feu le 10 octobre, le plan du président américain Donald Trump, visant à mettre fin définitivement à la guerre entre Israël et le Hamas, est entré dans sa deuxième phase à la mi-janvier. Cette phase prévoit le désarmement du mouvement et le retrait progressif de l'armée israélienne de Gaza. Cependant, le Hamas, qui dirige le territoire depuis 2007, a établi son désarmement comme une ligne rouge. Le mouvement n'exclut pas toutefois de remettre ses armes à une future autorité palestinienne, mais rejette catégoriquement toute intervention extérieure.

Selon des responsables israéliens, le Hamas dispose encore de 20 000 combattants et de dizaines de milliers d'armes à Gaza. La gouvernance du territoire, dévasté par deux ans de guerre, doit être confiée dans une phase transitoire à un comité de 15 technocrates palestiniens, sous l'autorité du Conseil de la paix présidé par Donald Trump.

Appel à une approche équilibrée et rejet de la domination étrangère

Khaled Mechaal a appelé le Conseil de la paix à adopter une « approche équilibrée » qui permettrait la reconstruction de Gaza et l'afflux d'aide humanitaire, tout en maintenant les principes nationaux du Hamas. « Nous adhérons à nos principes nationaux et rejetons la logique de la tutelle, toute intervention extérieure ou le retour d'un mandat sous quelque forme que ce soit », a-t-il poursuivi. Il a insisté sur le fait que « les Palestiniens doivent être gouvernés par des Palestiniens. Gaza appartient aux habitants de Gaza et à la Palestine. Nous n'accepterons pas une domination étrangère ».

Perspectives politiques et élections internes au Hamas

Khaled Mechaal, qui a dirigé le bureau politique du Hamas de 2004 à 2017, est considéré par plusieurs sources de l'Agence France Presse comme l'un des favoris pour reprendre ces fonctions. Le mouvement prépare actuellement des élections internes afin de reconstruire sa direction, décimée par la guerre. Cette évolution politique pourrait influencer les futures négociations et la position du Hamas sur les questions de désarmement et de gouvernance.

En résumé, les déclarations de Khaled Mechaal soulignent la détermination du Hamas à préserver son arsenal militaire et à résister à toute forme de tutelle étrangère, tout en appelant à une reconstruction humanitaire de Gaza. Ces positions complexes définissent les défis à venir pour les efforts de paix dans la région.