Au moins 13 personnes ont trouvé la mort dans un glissement de terrain survenu dans une mine d'or illégale en Colombie, ont annoncé les autorités locales ce jeudi 20 août 2026. L'accident s'est produit dans le département d'Antioquia, une région du nord-ouest du pays particulièrement touchée par l'exploitation minière illicite.
Un bilan provisoire qui pourrait s'alourdir
Selon les informations fournies par le bureau du procureur général de Colombie, le glissement de terrain a enseveli plusieurs travailleurs alors qu'ils se trouvaient à l'intérieur de la mine. Les opérations de secours se poursuivent, mais les autorités n'excluent pas que le nombre de victimes augmente dans les prochaines heures.
L'Agence nationale des mines (ANM) a précisé que la mine était exploitée sans autorisation, ce qui est courant dans cette région riche en or. Les accidents dans les mines illégales sont fréquents en Colombie, où les conditions de sécurité sont souvent inexistantes.
Des causes encore à déterminer
Les premières investigations suggèrent que le glissement de terrain pourrait avoir été déclenché par des pluies torrentielles qui ont frappé la zone ces derniers jours. Le gouverneur d'Antioquia, Aníbal Gaviria, a déclaré : « Nous sommes profondément attristés par cette tragédie. Nous travaillons en coordination avec les équipes de secours pour retrouver les disparus et soutenir les familles des victimes. »
Selon les données officielles, plus de 60 % de l'or extrait en Colombie provient de mines illégales, ce qui représente un défi majeur pour les autorités. L'exploitation minière illicite est souvent liée à des groupes armés et à des réseaux criminels, ce qui complique les efforts de régulation.
Un problème récurrent en Colombie
Ce n'est pas la première fois qu'un tel drame se produit dans le pays. En 2023, un glissement de terrain dans une mine d'or illégale avait fait 21 morts dans le même département. Les autorités appellent régulièrement à renforcer les contrôles et à lutter contre l'exploitation minière illicite, mais les progrès restent limités.
L'ONG « Justice et Paix » a dénoncé dans un communiqué « l'inaction des autorités face à l'exploitation minière illégale, qui met en danger la vie des travailleurs et l'environnement ». Selon l'organisation, des milliers de personnes travaillent dans des conditions précaires dans ces mines, souvent sans aucune protection.
Le président colombien, Gustavo Petro, a exprimé ses condoléances aux familles des victimes sur les réseaux sociaux, promettant « une enquête approfondie pour déterminer les responsabilités et éviter que de telles tragédies ne se reproduisent ». Les opérations de secours se poursuivent, et les autorités locales ont mis en place une cellule de crise pour coordonner l'aide aux familles.



