Huit personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une frappe israélienne qui a visé un commissariat de police dans la bande de Gaza, ont annoncé les secours palestiniens ce mardi 14 juillet.
Déroulement de l'attaque
L'armée israélienne a confirmé avoir mené une frappe contre un bâtiment utilisé par le Hamas, qu'elle accuse de planifier des attaques. Selon des témoins, l'explosion a soufflé plusieurs étages du commissariat, situé dans le quartier de Rimal, à Gaza-ville.
Les équipes de secours ont extrait huit corps des décombres, a indiqué le porte-parole des urgences palestiniennes, Ashraf al-Qudra. Parmi les victimes figurent au moins deux policiers, selon des sources locales.
Réactions et contexte
Le Hamas a condamné cette frappe, la qualifiant de "crime de guerre". De son côté, l'armée israélienne affirme avoir ciblé un centre de commandement du Hamas. "La frappe visait à neutraliser une menace imminente", a déclaré un porte-parole militaire.
Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues entre Israël et le Hamas, avec des échanges de tirs quotidiens depuis une semaine. Selon l'ONU, plus de 50 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début de la dernière escalade.
Impact humanitaire
Les frappes israéliennes ont également endommagé des infrastructures civiles, notamment des écoles et des hôpitaux. L'UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens, a signalé que près de 10 000 personnes ont été déplacées.
La communauté internationale appelle à la désescalade, mais les négociations semblent au point mort. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exhorté les deux parties à cesser les hostilités, soulignant que "la violence ne fait qu'aggraver la souffrance des civils".



