Les États-Unis ont intensifié leurs opérations militaires contre l'Iran dans la nuit de jeudi à vendredi, ciblant des infrastructures clés dans le sud du pays, près du détroit d'Ormuz. Selon les médias officiels iraniens, un aéroport et deux ponts ont été touchés, tandis que l'île de Qeshm a également été visée plus tôt dans la soirée.
Des infrastructures stratégiques visées
La télévision d'État Irib rapporte que l'aéroport d'Iranshahr a été atteint par « au moins un projectile de l'ennemi américain ». Par ailleurs, des missiles américains ont frappé plusieurs secteurs de l'île de Qeshm vers 18 heures, heure locale, selon les autorités iraniennes citées par les agences Fars et Tasnim. Ces frappes s'inscrivent dans une escalade qui a vu l'armée américaine multiplier les bombardements sur le territoire iranien ces derniers jours, tandis que Téhéran riposte en ciblant des navires marchands dans le détroit d'Ormuz et des alliés américains comme le Koweït et le Qatar.
L'Iran dénonce une attaque près d'un hôpital pour enfants
Téhéran a vivement condamné les frappes américaines menées dans la nuit près d'un hôpital pour enfants à Ahvaz, les qualifiant d'« attaque barbare ». Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, a déclaré que l'opération a provoqué « de vives souffrances et une grande anxiété » chez les enfants hospitalisés et a contraint les autorités à évacuer en urgence « 211 patients suivant une chimiothérapie ». Cette évacuation massive souligne l'impact humanitaire direct du conflit sur les populations civiles.
Le Pakistan appelle à la désescalade
Islamabad a exhorté jeudi Washington et Téhéran à cesser les hostilités et à relancer le dialogue prévu par l'accord conclu en juin sous médiation pakistanaise. Tahir Andrabi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a assuré que le Pakistan « continuera d'encourager toutes les parties » à reprendre les discussions techniques, malgré les obstacles rencontrés dans l'application de cet accord. Parallèlement, le Koweït a annoncé avoir intercepté des drones et des missiles attribués à l'Iran, tandis que des explosions ont retenti à Doha, la capitale du Qatar, illustrant l'extension régionale du conflit.



