Frappe meurtrière sur Kiev : Trump hésite toujours sur les Patriot
Frappe meurtrière à Kiev : Trump hésite sur les Patriot

Une nouvelle attaque de missiles balistiques a endeuillé Kiev, dans la nuit de vendredi à samedi. Selon l'administration militaire de la capitale ukrainienne, au moins quatre personnes ont été tuées et quinze autres blessées, dont au moins deux mineurs. La ville subit une pression constante des frappes russes, qui ont fait dix morts la nuit précédente.

Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, avait initialement annoncé un bilan de trois morts sur son compte Telegram. « Selon des informations préliminaires, trois personnes ont été tuées dans la capitale », a-t-il écrit. L'administration militaire a ensuite corrigé ce chiffre à la hausse, faisant état de quatre décès. « Il y a 15 blessés dans la capitale », a-t-il ajouté, citant les services médicaux.

La défense antimissile, une priorité absolue pour Kiev

Face à des projectiles particulièrement difficiles à neutraliser en vol, la défense contre les missiles balistiques est devenue la « priorité absolue » de l'Ukraine. Les systèmes de défense Patriot représentent actuellement les seuls intercepteurs capables d'abattre ces engins, mais le pays en manque cruellement.

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La pénurie s'est encore aggravée depuis le début de la guerre menée par les États-Unis avec Israël contre l'Iran fin février, qui a accaparé une grande partie des stocks disponibles. L'Ukraine se retrouve ainsi dans l'incapacité de protéger efficacement ses grandes villes face à l'intensification des frappes russes.

Trump n'a pas donné son accord pour les Patriot

Le président américain Donald Trump a de nouveau semé le doute, vendredi, sur son intention d'autoriser l'Ukraine à produire des systèmes Patriot. Au début du mois de juillet, il avait pourtant exprimé son souhait de donner son feu vert à Kiev pour fabriquer ces intercepteurs, indispensables face aux missiles balistiques russes.

Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a rendu visite à Donald Trump en début de semaine à la Maison-Blanche pour discuter de ce sujet. Interrogé lors d'un conseil des ministres ouvert à la presse, le locataire du Bureau ovale a répondu : « Il aimerait avoir des Patriot et il aimerait avoir des missiles Tomahawk. » Il a aussitôt précisé : « Nous n'avons pas donné notre accord. Nous en discutons. »

Un feu vert loin d'être acquis

La veille, jeudi, Donald Trump avait déjà déclaré au Financial Times n'être « pas sûr » d'accorder à l'Ukraine la production de ces systèmes de défense. Cette hésitation intervient alors que Moscou intensifie ses frappes meurtrières sur le territoire ukrainien, plaçant les civils en première ligne.

À Kiev, les secours sont intervenus toute la nuit pour dégager les victimes des décombres. Les autorités locales redoutent que le bilan ne s'alourdisse encore, tandis que les blessés, dont des mineurs, ont été transportés dans les hôpitaux de la capitale. La décision de Washington sur la production de Patriot est attendue avec impatience, car elle pourrait déterminer la capacité de l'Ukraine à protéger sa population à moyen terme.

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