Abelardo de la Espriella, candidat d'ultradroite soutenu par l'ancien président américain Donald Trump, a été élu président de la Colombie ce dimanche 22 juin 2026. Il a recueilli 52,3 % des suffrages exprimés, selon les résultats officiels publiés par le Conseil national électoral.
Une victoire surprise au second tour
Au second tour, de la Espriella a battu la candidate de gauche, Claudia López, qui a obtenu 47,7 % des voix. La participation s'est élevée à 58,2 %, un niveau relativement élevé pour une élection présidentielle en Colombie. Les analystes attribuent cette victoire à une forte mobilisation des électeurs ruraux et des classes populaires, séduits par le discours sécuritaire et nationaliste du candidat.
Un programme radical
De la Espriella, 58 ans, a fait campagne sur un programme de lutte contre la criminalité et les groupes armés, promettant de rétablir l'ordre par des mesures fortes, notamment le déploiement de l'armée dans les zones urbaines et rurales. Il s'est également engagé à renforcer les liens avec les États-Unis et à réduire les impôts pour stimuler l'économie. Son adversaire, Claudia López, a dénoncé un projet "autoritaire" et "xénophobe".
Le soutien de Trump
Donald Trump a activement soutenu la candidature de de la Espriella, le qualifiant de "leader fort dont la Colombie a besoin". L'ancien président américain a participé à des meetings virtuels et a appelé les Colombiens à voter pour lui. Ce soutien a été déterminant, selon des observateurs, pour convaincre les électeurs indécis.
Réactions internationales
La victoire de de la Espriella a suscité des réactions contrastées. Le président américain actuel, Joe Biden, a exprimé sa "préoccupation" et appelé au respect des droits de l'homme. En revanche, des dirigeants de droite comme le Brésilien Jair Bolsonaro et le Salvadorien Nayib Bukele ont félicité le nouveau président. L'Union européenne a appelé à une "coopération constructive" tout en rappelant l'importance de l'État de droit.
Défis à venir
Le nouveau président devra faire face à de nombreux défis, notamment la violence persistante des groupes armés, l'économie fragile et les tensions sociales. Selon un analyste politique de l'université des Andes, "sa victoire marque un tournant dans l'histoire politique colombienne, mais les attentes sont immenses et les marges de manœuvre réduites".



