Désinformation : BFMTV victime de fausses publications visant Gabriel Attal
Désinformation : BFMTV ciblée par de fausses publications

BFMTV a été victime d'une campagne de désinformation, comme l'a révélé la chaîne le jeudi 6 août 2026. Des publications reprenant sa charte graphique ont circulé sur les réseaux sociaux, ciblant Gabriel Attal. La chaîne a immédiatement réagi en affirmant n'être en aucun cas responsable de ces contenus, en demandant leur suppression aux plateformes et en annonçant son intention de saisir la justice, selon PureMédias.

Une vidéo usurpant l'identité de BFMTV

La vidéo en question montre des individus tenant un micro arborant le logo de BFMTV. La chaîne a formellement démenti avoir produit ou diffusé cette séquence. Sur son compte officiel, BFMTV INSIDE a publié un message le 30 juillet 2026 pour clarifier la situation : « BFMTV a pris connaissance d'une vidéo circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle apparaissent des individus tenant un micro affichant le logo de la chaîne. Cette séquence n'a jamais été tournée, produite ni diffusée par BFMTV, sur aucun de ses supports. »

Soupçons d'ingérence russe

L'entourage de Gabriel Attal a rapidement évoqué une possible ingérence numérique orchestrée depuis la Russie, visant à perturber le débat électoral. Le service français Viginum, chargé de lutter contre les ingérences étrangères, a confirmé avoir identifié cette campagne et l'attribue, avec un « niveau de confiance élevé », au réseau prorusse Matriochka, connu pour ce type d'opérations.

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Des faux qui imitent les codes des médias

Ces publications frauduleuses reprennent les codes visuels de plusieurs médias français et internationaux, dont BFMTV, RFI, Le Parisien, Ouest-France, Libération, France 24 et l'AFP. Elles attribuent notamment à Gabriel Attal des problèmes de santé ou des opinions favorables aux squatteurs, dans le but d'inciter les médias et les journalistes à relayer ces fausses informations.

Un contexte d'attaques répétées

Cet incident s'inscrit dans une série d'attaques imputées à des groupes prorusses. Ainsi, le groupe Storm-1516 avait déjà ciblé Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann. Selon France Télévisions, ces campagnes de désinformation russes visent plusieurs candidats à l'élection présidentielle. Des contenus tronqués attribués à Blast accusaient notamment Léa Salamé, compagne de Glucksmann, de corruption, et une vidéo utilisait l'intelligence artificielle pour imiter la voix d'un journaliste.

Réactions et mesures

BFMTV a demandé aux plateformes de retirer ces contenus et a annoncé son intention de porter plainte. La chaîne appelle à la vigilance face à ces manipulations. De son côté, Gabriel Attal a dénoncé ces agissements, y voyant une tentative de déstabilisation du processus électoral. Viginum continue de surveiller ces réseaux et appelle les citoyens à signaler tout contenu suspect.

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