L'incendie qui a frappé la commune de Lanton, en Gironde, fin juillet 2026, a détruit une partie des bâtiments et les gîtes de l'exploitation de Martine, une agricultrice néerlandaise installée depuis une dizaine d'années. « À notre retour, j'avais l'impression d'être à Tchernobyl », témoigne-t-elle, décrivant un paysage dévasté.
Une évacuation préventive
Le mercredi 22 juillet, jour où les incendies se sont déclarés, Martine a vu d'épais nuages de fumée au niveau de la commune de Saumos, à onze kilomètres de là. « J'ai tout de suite compris que la situation était grave », confie-t-elle. Sans attendre l'ordre d'évacuation, elle a mis à l'abri les deux familles de vacanciers qui séjournaient dans son gîte, notamment un couple allemand avec deux jeunes enfants, qui sont partis à Poitiers le vendredi.
Une exploitation familiale anéantie
Martine gère avec sa famille une ferme maraîchère bio de onze hectares, deux gîtes et une pension équine. L'incendie a ravagé une partie des bâtiments et les gîtes, compromettant l'activité touristique et agricole. Les dégâts matériels sont considérables, et l'avenir de l'exploitation est incertain.
Un choc psychologique durable
Au-delà des pertes matérielles, Martine exprime un profond traumatisme. « C'était comme une scène de guerre », dit-elle, évoquant l'ampleur des destructions. La comparaison avec Tchernobyl, la catastrophe nucléaire de 1986, illustre l'ampleur du désastre et le sentiment d'impuissance face à la violence des flammes.
Les incendies de cet été en Gironde ont détruit des milliers d'hectares de forêt et contraint des dizaines de milliers de personnes à évacuer. Les autorités locales et nationales ont promis un soutien aux sinistrés, mais la reconstruction sera longue et difficile.



