Protocole Iran-US : uranium dilué, fonds de 300 milliards et détroit d'Ormuz
Contenu du protocole d'accord Iran-États-Unis dévoilé

Les États-Unis ont dévoilé ce mercredi 17 juin un protocole d’accord avec l’Iran, dans lequel Téhéran s’engage notamment à diluer ses stocks d’uranium enrichi et à permettre la réouverture totale du détroit d’Ormuz dès ce vendredi. Ce texte prolonge le cessez-le-feu de 60 jours en échange de la levée des sanctions américaines et de la création d’un fonds privé de 300 milliards de dollars.

Détails du protocole d’accord

Selon un haut responsable américain, l’Iran s’engage à diluer son uranium enrichi sous la supervision de l’AIEA, dans le cadre de négociations à venir sous 60 jours. Il a qualifié cet engagement de « victoire majeure ». Le protocole d’accord doit encore être formellement signé. Donald Trump a toutefois précisé que le texte n’était pas définitif et que les frappes américaines pourraient reprendre si l’accord ne lui donnait pas satisfaction. Mardi, le président américain avait jugé le texte « équitable » et assuré qu’un accord définitif garantirait que Téhéran n’aura jamais l’arme atomique.

Réouverture du détroit d’Ormuz

Donald Trump a annoncé que le détroit d’Ormuz sera « totalement ouvert » vendredi, lors de la signature officielle du document en présence du vice-président américain JD Vance et du principal négociateur iranien, Mohammad Baqer Qalibaf. Le protocole d’accord prolonge de 60 jours le cessez-le-feu fragile entre Washington et Téhéran, annoncé en avril, afin de permettre aux deux camps de négocier une trêve permanente.

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Levée des sanctions et fonds d’investissement

En vertu du texte, les États-Unis mettront fin à leur blocus des ports iraniens, et l’Iran permettra la reprise du transit des pétroliers et autres navires dans le détroit d’Ormuz, qu’il bloquait depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines le 28 février. Un haut responsable américain a précisé que l’accord permet à Téhéran de reprendre immédiatement ses ventes de pétrole et de carburant, avec des services bancaires, de transport et d’assurance facilitant ce commerce. Par ailleurs, un fonds privé de 300 milliards de dollars (258 milliards d’euros) est prévu pour stimuler les investissements en Iran. Selon une source proche de l’accord, plus de la moitié de cette somme est déjà engagée.

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