L'Organisation des Nations unies (ONU) a exigé des enquêtes indépendantes après la mort de dizaines de personnes lors de violences au Cachemire pakistanais, à quelques semaines des élections régionales prévues en août 2026. Selon des sources locales, au moins 45 personnes ont été tuées et plus de 200 blessées depuis le début du mois de juillet dans des affrontements entre forces de sécurité et manifestants.
Violences préélectorales
Les violences ont éclaté après l'arrestation d'un leader politique local, accusé de corruption par le gouvernement pakistanais. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour protester, et la situation a dégénéré en affrontements armés. L'armée pakistanaise a été déployée pour rétablir l'ordre, mais les tirs à balles réelles ont fait de nombreuses victimes.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré dans un communiqué : « Nous sommes profondément préoccupés par la perte de vies humaines et appelons à des enquêtes indépendantes et transparentes sur ces incidents. » L'ONU a également demandé au Pakistan de garantir la sécurité des civils et de permettre l'accès des observateurs internationaux.
Contexte politique tendu
Les élections régionales au Cachemire pakistanais sont perçues comme un test pour le gouvernement du Premier ministre Shehbaz Sharif, confronté à une opposition croissante. Le Cachemire est une région disputée entre l'Inde et le Pakistan depuis 1947, et les tensions persistent malgré les cessez-le-feu.
Selon un analyste politique local, « ces violences pourraient compromettre la tenue d'élections libres et équitables. » L'ONU a également exprimé des inquiétudes quant à la liberté de la presse et à la répression des voix dissidentes dans la région.
Réactions internationales
Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont condamné l'usage excessif de la force par les autorités pakistanaises. Amnesty International a appelé à une enquête internationale, tandis que Human Rights Watch a dénoncé « une escalade alarmante de la violence d'État. »
Le gouvernement pakistanais a rejeté ces accusations, affirmant que les forces de sécurité agissaient en état de légitime défense face à des « éléments terroristes. » Cependant, l'ONU maintient sa demande d'enquêtes indépendantes, soulignant que « la justice doit être rendue pour les victimes et leurs familles. »



