Un avion militaire américain C-17 Globemaster III a atterri mardi 25 août à l'aéroport moscovite de Vnoukovo, selon les données du site de suivi des vols Flightradar24. Le Kremlin a affirmé ne pas être en mesure de confirmer le motif de ce vol. L'hypothèse d'un échange de prisonniers entre Washington et Moscou est à ce stade privilégiée.
Un vol inhabituel suivi par Flightradar24
Selon les données de Flightradar24, le Boeing C-17 Globemaster III a d'abord volé dimanche de la base aérienne d'Andrews, située près de Washington et utilisée pour des déplacements de hauts responsables, jusqu'à Riga, la capitale de la Lettonie. Il a ensuite mis le cap vers Moscou mardi matin, avec un atterrissage à Vnoukovo signalé par le site. La dernière localisation de l'appareil sur Flightradar24 le plaçait tout près de l'aéroport, mais l'atterrissage n'était pas encore confirmé à ce moment-là.
L'appareil, identifié sous l'indicatif RCH4555, a effectué un déplacement particulièrement inhabituel vers la Russie, comme l'a souligné un observateur sur le réseau social X. Ce type d'avion peut être utilisé pour des déplacements diplomatiques, mais aussi pour des échanges de prisonniers, un scénario qui suscite des spéculations.
Le Kremlin dit ne pas disposer de l'information
Interrogé lors de son briefing quotidien à la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répondu qu'il ne « dispose pas de cette information » concernant le vol. Il a également affirmé qu'aucune rencontre avec des représentants de l'administration américaine n'était prévue cette semaine au Kremlin.
La possibilité d'un voyage en Russie des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner a été évoquée à plusieurs reprises ces dernières semaines, sans qu'une date ne soit confirmée. Peskov a démenti toute rencontre imminente, mais l'atterrissage de cet avion militaire relance les interrogations.
Un historique d'échanges entre Washington et Moscou
La Russie et les États-Unis ont procédé dans le passé à plusieurs échanges de prisonniers. Washington réclame toujours le retour de plusieurs de ses ressortissants détenus dans le pays. L'utilisation d'un avion militaire pour ce type d'opération est une pratique courante, ce qui renforce l'hypothèse d'un échange en cours ou en préparation.
Pour l'heure, ni le Pentagone ni la Maison Blanche n'ont officiellement commenté ce vol. Les observateurs attendent des clarifications dans les prochaines heures, alors que les relations entre les deux pays restent tendues sur de nombreux dossiers.



