Gala de la Maison-Blanche : les théories complotistes après l'attaque
Attaque au gala : les théories du complot

L'attaque à main armée survenue lors du gala des correspondants de la Maison-Blanche n'a fait qu'un blessé léger, un policier qui a tenté de maîtriser le tireur. Cependant, la présence de Donald Trump à cet événement a transformé cet assaut avorté en un fait mondial. Les motivations du suspect, Cole Tomas Allen, 31 ans, restent inconnues, mais l'attaque nourrit les théories complotistes les plus extravagantes.

Des analyses farfelues sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, en particulier sur X, des analyses plus ou moins farfelues ont émergé tout au long du week-end, dénonçant un coup monté. Elon Musk a laissé entendre que l'attaque émanait du camp démocrate : « S'ils sont capables de mourir pour assassiner quelqu'un, imaginez ce qu'ils feraient s'ils arrivaient au pouvoir ». D'autres y voient, au contraire, une attaque commanditée visant à faire remonter Donald Trump dans les sondages. Chacun propose sa version, sur la base d'arguments bancals.

Le nom de l'assaillant révélé… en 2023

Un tweet daté du 23 décembre 2023, ne contenant que deux mots « Cole Allen », a été présenté par les complotistes comme une preuve que tout était programmé. Ce compte, créé en décembre 2023, n'a publié qu'un seul message et est totalement inactif depuis. Il s'agit en réalité d'un bot, dont la photo de profil montre Pepe the frog, une grenouille souvent utilisée par le camp républicain. La réalité est bien plus simple : il est fréquent de publier des centaines de noms communs en privé avant de les diffuser en public le jour d'un événement.

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Donald Trump et le FBI sous le feu des soupçons

Des internautes ont partagé des images de Donald Trump impassible alors que sa femme Melania semble sous le choc, y voyant une preuve de préméditation. En réalité, au moment de l'attaque, un mentaliste finissait son numéro, rendant impossible de savoir si les visages du couple réagissent au spectacle ou à l'attaque. Larry Johnson, un ancien de la CIA, a déclaré : « Est-ce qu'il savait que ça allait se produire ? Je pense que c'était un coup monté ». D'autres ont partagé des images du directeur du FBI Kash Patel restant assis pendant les tirs, alors qu'il attendait d'être évacué comme les autres.

JD Vance évacué avant Trump

Les images montrant l'évacuation du vice-président JD Vance avant Donald Trump ont également alimenté les théories. L'ancien de la CIA a expliqué : « Le protocole, c'est de sortir le président. Tous les autres peuvent mourir, mais il faut sauver le président ». Cependant, il répondait aux questions de George Galloway, un homme politique britannique connu pour avoir collaboré avec des médias d'État russes et iraniens, ce qui interroge sur la pertinence de son analyse. Interrogé dans l'émission 60 Minutes, Trump a déclaré avoir lui-même demandé à rester un peu plus longtemps.

La porte-parole de la Maison-Blanche et les « tirs »

Une heure avant l'attaque, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a utilisé l'expression « Shots will be fired » dans une interview à Fox News. Les complotistes y ont vu une annonce de l'attaque, mais il s'agit d'une expression figurée signifiant que le président allait tenir un discours offensif. Finalement, Trump s'est montré particulièrement doux après l'événement. Le journaliste Yves Boisvert analyse : « Il se trouve donc non seulement encore une fois au centre de l'attention, ce qui le réjouit au plus haut point. C'est une sorte de consécration, en somme ».

Trump caché derrière le rideau ?

Une image floue a laissé penser que Donald Trump était caché en coulisses pendant l'évacuation. Impossible à vérifier, cette image a alimenté les spéculations. Si les thèses complotistes fleurissent, c'est aussi parce que le président américain leur ouvre la porte en grand : il a profité de l'attaque pour réclamer la construction d'une grande salle de bal sécurisée à la Maison-Blanche, un projet de 8 000 m² suspendu par un juge fédéral.

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La journaliste de Fox News coupée

Enfin, une journaliste de Fox News présente au gala a été coupée en plein direct, ce qui a été interprété comme une censure. Mais la reporter, Aishah Hasnie, a expliqué qu'il s'agissait d'un problème de réseau : « Il n'y avait quasiment aucun réseau dans la salle de bal ». Malgré ce démenti, la thèse complotiste a continué de circuler.